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bonheur

Votre quête de bonheur vous rend-elle heureux?)

«Si seulement on arrêtait d'essayer d'être heureux, on pourrait peut-être profiter de la vie.»
– Edith Wharton


Que faites-vous, au quotidien, dans le but d’être heureux? Quels sont les décisions que vous prenez, les pensées que vous avez, les mouvements que vous enclenchez dans ce but? Si vous le voulez bien, prenez conscience de tout ce que vous faites, jour après jour, dans le but de vous sentir mieux.

Maintenant, lorsque vous serez prêt, j’aimerais savoir : quels sont les moments où vous avez été le plus heureux au cours de votre vie? Pas «heureux» en surface, mais profondément en paix, comblé. Oui, quand vous sentez-vous vraiment, vraiment bien?

Et finalement, une dernière question (je vous invite fortement à répondre aux deux premières avant de passer à celle-ci) : dites-moi, les moments où vous êtes profondément heureux sont-ils généralement le résultat de ce que vous faites, au quotidien, dans l’intention de l’être?

Si je vous pose la question, c’est (comme c’est souvent le cas lorsqu’on pose ce genre de question…) parce que je doute que ce soit le cas.

Nous avons certainement tous de bonnes habitudes qui nous procurent un réel bien-être – que ce soit notre pratique de yoga, des exercices de respiration, des moments partagés en simplicité avec nos proches. Mais si on y pense vraiment, on passe nos journées entières, non pas seulement ces petits moments privilégiés, à courir après le bonheur – ou du moins, à essayer de se sentir mieux. C’est ce qui nous amène à nous stresser (pour performer), à manger un peu trop (pour s’apaiser), à ne pas manger assez (pour être mince et séduisant), à faire ce que l’on croit devoir faire pour être admiré. On fait tout cela, et bien d’autres choses, en tenant pour acquis qu’on se sentira mieux une fois arrivé.

Mais est-on réellement comblé, une fois arrivé? C’est une question incroyablement fondamentale, mais étrangement, on prend rarement le temps d’y penser…
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Je ne sais pas pour vous, mais je constate que les moments où je suis le plus en harmonie ne sont pas ceux où j’avance, mais ceux où je ralentis. C’est quand je fais de longues marches sans but précis, par exemple. Quand je médite. Quand je vis des moments de profonde intimité avec une autre personne. Quand je bois un de mes jus de légumes verts quotidiens et que je prends le temps de sentir mon corps vibrer. J’étais particulièrement «heureuse» pendant les dernières semaines de la vie de ma mère, aussi – non pas parce que son corps mourait, évidemment, mais parce que j’étais dans un état d’amour total et je vivais chaque seconde intensément.

Rien de bien extravagant ici, n’est-ce pas? En fait, quand j’y pense, la réalité est que je n’ai jamais retiré un réel bonheur de mes accomplissements, de l’apparence de mon corps, ou de l’amour des autres, bien que ce soit après cela que j’aie couru une bonne partie de mon existence (consciemment ou non). Les choses qui m’ont rendu heureuse ne sont pas celles que j’ai cherchées, ou même celles que j’ai créées, mais celles qui ont toujours été là. Je n’ai jamais, jamais, jamais trouvé le bonheur dans un résultat... J’ai connu la joie seulement en relaxant et en m’ouvrant pleinement au moment présent, exactement tel qu’il est maintenant.

Et vous, quel constat faites-vous? Votre quête de bonheur vous rend-elle vraiment heureux, en rétrospective?

C’est ultra simple, mais si on est très honnête envers nous-mêmes, faire ce petit examen intérieur peut provoquer des prises de conscience et des transformations incroyablement profondes. Bien souvent, on constatera que nos plus grands moments de joie n’ont absolument rien à voir avec les actions que l’on a faites dans le but de les cultiver. En fait, on réalisera généralement que c’est notre quête du bonheur qui nous empêche d’être heureux, finalement – cette idée que l’on doit toujours chercher ailleurs, qu’il y a quelque chose de plus important et de plus sacré que le moment présent. Oh, ce n’est pas que nos objectifs sont fondamentalement mauvais, bien sûr… C’est juste qu’ils n’ont jamais eu le pouvoir de nous donner ce que l’on cherche vraiment – du moins, pas pour bien longtemps. Ils sont censés être l’expression de notre bien-être, non pas sa cause.

Ainsi, et si on réalignait notre vie, notre dialogue intérieur, nos priorités, avec ce qui nous comble profondément? Oui, et si on se branchait à ce qui est réellement merveilleux, non pas à ce qui promet de l’être – et sans attendre que la fin de notre vie approche pour le faire?

Le seul bonheur digne de ce nom est déjà ici, maintenant, aussi présent que l’air sous notre nez. Et si on le cherche, on n’arrivera jamais à le trouver.

Passez une douce journée!

xx

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Marie-Pier