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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 20:05
Jacques SALOME : Les mots nous  assassinent...ou nous sauvent.

 

Psychosociologue, auteur d'une trentaine d'ouvrage, Jacques Salomé nous rappelle que les mots sont au cœur de nos maux  -  ils peuvent, tour à tour, les générer et nous en libérer  -  et nous livre les clefs d'une « saine » communication.

Une mauvaise communication peut-elle « intoxiquer » et favoriser la maladie ?

Ma conviction la plus profonde est que la répétition (en particulier dans l'enfance) de messages toxiques (disqualifications, jugements de valeur, dévalorisations, critiques injustes, humiliations diverses...) va blesser l'un ou l'autre des 5 ancrages vitaux qui concourent à notre survie et à l'adaptation à notre environnement : la vivance de la vie, le potentiel énergétique, l'amour de soi, la confiance en soi et l'estime de soi.

 

Quand ces messages sont déposés par des personnes significatives de notre vie, ils seront à l'origine des six grandes blessures archaïques : l'humiliation, l'injustice, l'impuissance, la trahison, le rejet & l'abandon. Cela va entraîner une « vulnérabilisation globale » de l'individu donc une sensibilité plus grande aux agressions somatiques et ainsi être à l'origine de nombreuses somatisations. Quand il y a le silence des mots, la violence des maux se réveille.

 

Peut-on dire qu'une « hygiène » de la communication favorise la rémission, voire la guérison ?

 

La prédominance de messages positifs ou de message valorisants va entraîner une augmentation de la vivance, nous rendre plus énergétigène et confirmer la confiance, l'amour et l'estime de soi. D'autre part, le fait d'apprendre à restituer symboliquement les messages agressants, les violences verbales ou physiques, nous réconcilie avec le meilleur de nous-même et nous permet de mieux affronter une maladie ou un dysfonctionnement grave.

Il y a un lien très étroit entre la qualité de nos échanges intimes et l'état de notre santé.

 

Si les mots peuvent nous blesser, voire nous assassiner, ils ont aussi un extraordinaire pouvoir thérapeutique. En nous permettant d'établir ce que j'appelle des « reliances » (un rapprochement entre un fait de notre vie actuelle et un fait de notre passé), ils vont nous permettre d'apaiser, de recadrer une partie de notre histoire et de restaurer une image de nous, défaillante.

 

Qu'est-ce qu'une communication saine ?

 

Une communication saine, c'est être capable de demander, de donner, de recevoir et de refuser. Découvrir que nous sommes toujours trois dans un échange : l'autre, moi et la relation qu'il y a entre nous. Qu'une relation est un canal, une passerelle sur laquelle vont circuler des messages positifs et des messages toxiques, et qu'il nous appartient de restituer symboliquement les messages, c'est-à-dire de ne pas garder en nous les messages qui ne sont pas bons. L'être humain est un drôle d'animal : quand il avale un met avarié, il est capable de le vomir, de le rendre ; mais il va garder en lui pendant des années des messages toxiques qui vont empoisonner ses relations essentielles et polluer sa vie !

 

Quelle forme peut prendre l'aide aux malades par les mots ?

 

J'ai développé, il y a quelques années le concept de soins relationnels. Outre les soins médicaux, chirurgicaux ou de nursing, il est possible de proposer des soins qui vont permettre à un malade d'écouter, d'entendre ce que sa maladie (mal à dire) tente de crier avec des maux.

Cela suppose d'accepter que les maladies sont des langages symboliques, métaphoriques avec lesquels le corps tente de dire l'indicible ou l'insupportable.

 

Plus concrètement comme s'y prendre ?

 

Il s'agit à la fois d'inviter le malade à :

-         se dire, à exprimer non seulement son ressenti mais également toutes les associations qu'il peut faire autour de l'affection (affection) qui l'affecte !

-         exprimer en quoi sa maladie remet en cause, menace, déstabilise ses relations proches...

-         établir des reliances. Etablir des liens avec des éléments de sa propre vie ou de celle des parents. Nous pouvons constater le nombre des synchronicités qui existent entre le surgissement d'un trouble, d'un incident à tel âge et ce qui a pu arriver au même âge à l'un de nos parents...

-         utiliser la symbolisation comme une médiation avec sa maladie. En représentant par un objet sa maladie, cela permet au malade de ne plus être confondu avec elle. On entend, dans les couloirs d'hôpitaux, certains médecins un peu pressés demander à la surveillante : « Et le cancer du pancréas, comme va-t-il ce matin ? »

 

Dans l'accompagnement des personnes en fin de vie, les mots peuvent-ils apporter un soulagement ?

 

En fin de vie, je crois que l'important c'est de proposer au maximum l'un ou l'autre des langages de la communication non verbale : le toucher, la respiration que l'on fait entendre, la présence, le regard.

Ce ne sont pas les mots qui peuvent provoquer une rémission, mais ils vont permettre de mieux vivre la maladie si on permet à un malade d'en entendre le sens.

En fin de vie, l'important n'est pas d'ajouter

                       des années à la vie, mais la vie au présent.

Par Hugues - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 08:22
 

Des réflexes anticancer au quotidien: l'approche de David Servan-Schreiber

PasseportSanté.net - Qu'est-ce qui vous a incité à vous pencher sur les moyens d'aider concrètement les gens à guérir?

David Servan-Schreiber - Beaucoup ma propre expérience de la maladie. J’étais un jeune médecin qui faisait médecine principalement pour faire de la science, pour faire de la recherche, pour publier des papiers, pour avoir un laboratoire. Et puis, un jour, j’ai été diagnostiqué avec un cancer, avec une tumeur au cerveau, découverte dans mon propre laboratoire de recherche. Ce jour-là, quelque chose a basculé en moi. Parce que le fait de passer à travers l’expérience de la maladie, comme médecin, m’a fait beaucoup mieux comprendre à travers quoi passaient les patients et j’ai découvert quelque chose d’extraordinaire en revenant à mon métier après la chirurgie et une période d’invalidité. Je suis revenu à mon métier et, là, je me suis aperçu que chaque fois que je soulageais la souffrance de quelqu’un, comme médecin, c’est un peu comme si je me soignais moi-même, comme si je me guérissais moi-même. Je pense que c’est quelque chose que tous les êtres humains peuvent faire, pas besoin d’être médecin pour ça, mais chaque fois qu’on rend service à quelqu’un, chaque fois qu’on fait plaisir à quelqu’un, en fait, on se fait aussi beaucoup plaisir à soi. Là, j’avais cette extraordinaire chance comme médecin, en faisant mon métier, de soulager la souffrance des gens. Et c’était un peu comme si, chaque fois, je venais me soigner moi, et c’était extraordinaire. J’ai commencé à adorer mon métier de soignant et, du coup, ça m’ennuyait de plus en plus d’être pris à passer des heures à faire des choses beaucoup plus théoriques et abstraites, comme ce que je faisais dans ma recherche. Donc, je me suis redirigé vers la médecine clinique, j’ai pratiqué de plus en plus et je me suis mis à enseigner à de jeunes médecins le rapport médecin/malade, comment s’approcher des gens, comment les aider à se découvrir eux-mêmes, comment les aider à se prendre en main, même. Et c’est de là qu’est né mon intérêt pour une médecine plus préventive, voire complémentaire.

PasseportSanté.net - Qu'est-ce qui permet de croire que chacun de nous peut agir pour se prémunir contre le cancer?

David Servan-Schreiber - On sait que chaque être humain porte en lui ou en elle des cellules cancéreuses. Bon, c’est la mauvaise nouvelle, mais tout le monde en a. Quand des gens meurent à l’âge de 50 ans, de 60 ans dans un accident de voiture, par exemple, si on fait une autopsie, on trouve invariablement des petites tumeurs cancéreuses qui se trouvent dans la thyroïde, dans les seins, dans le côlon ou la prostate, on trouve de toutes petites tumeurs cancéreuses. On sait aussi que seulement une personne sur trois, au Québec par exemple, ou une personne sur quatre en Europe occidentale, mourra d’un cancer. Ça veut dire qu’au moins deux sur trois, voire trois sur quatre ont des défenses naturelles qui empêchent ces cellules cancéreuses, que tout le monde a, de devenir une maladie. Donc, la question c’est : qu’est-ce qu’on peut faire pour faciliter le travail de ces défenses naturelles, pour les encourager à constituer une solide barrière contre le développement du cancer? Et surtout, qu’est-ce qu’on peut faire pour arrêter de les empêcher de faire leur travail? Et tout ça passe à travers nos habitudes de vie.

PasseportSanté.net - Pourquoi le taux de cancer est-il si élevé aujourd’hui?

David Servan-Schreiber - En ce qui concerne la prévention et la lutte contre le cancer par les défenses naturelles, tout a basculé avec la Deuxième Guerre mondiale. Il suffit de regarder tout ce qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale pour comprendre comment on doit modifier nos habitudes de vie, pour être en meilleure santé d’abord et puis, accessoirement je dirais, empêcher le développement d’un cancer ou venir accompagner un traitement. Qu’est-ce qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale? L’augmentation de la consommation de sucre. Colossale. On met du sucre dans absolument tout, on ne peut même presque plus acheter de l’eau sans qu’elle soit sucrée! Toutes les boissons sont sucrées. Il y a du sucre dans toutes les vinaigrettes pour la salade. Quand on voit ces femmes faire un régime, elles mangent de la salade, elles mettent de la vinaigrette dessus qui ont du sirop de fructose concentré, qui est au sucre ce que l’héroïne est à l’opium. C’est une espèce de superconcentré de sucre qui a un effet considérable sur la multiplication des cellules graisseuses, mais aussi des cellules cancéreuses. Ça, c’est nouveau depuis la Deuxième Guerre mondiale.

La deuxième chose qui est nouvelle, c’est qu’on a changé la façon de nourrir les animaux. Les oeufs par exemple. Ma grand-mère me disait toujours que les oeufs c’était un aliment santé. Sur la ferme sur laquelle j’ai grandi, elle nous faisait manger des oeufs. Je crois qu’elle avait raison, à son époque, les oeufs étaient effectivement des aliments santé. Ils étaient très équilibrés en oméga-3 par exemple, il y avait autant d’oméga-3 que d’oméga-6 dans les oeufs normaux. Et puis, avec la Deuxième Guerre mondiale, on s’est mis à nourrir tous les animaux avec du soya et du maïs, au lieu qu’ils se nourrissent de façon naturelle. Les vaches ne mangent plus d’herbe. Et lorsque l’on fait cela, dans la viande, dans le beurre, dans le lait, dans le fromage, dans les oeufs, il n’y a plus d’oméga-3 et il y a une quantité énorme d’oméga-6 qui vient du soya et du maïs, qui contiennent des oméga-6. Donc, les animaux qui étaient des aliments santé deviennent des aliments qui contribuent à la maladie, des aliments pro-inflammatoires. Et ça, ça a changé avec la Deuxième Guerre mondiale.

Un autre facteur qui a complètement changé, c’est l’activité physique. Personne… enfin si vous réfléchissez, si vous demandez aux gens comment leurs grands-parents allaient à l’école, tous nos grands-parents allaient à l’école en marchant. Tous, y compris au Québec. Ils vous diront qu’ils y allaient dans la neige pieds nus, probablement en montant dans les deux sens. Aujourd’hui, est-ce qu’il y a un seul enfant que vous connaissez qui va à l’école en marchant? Ça n’existe plus. Notre activité physique intégrée au quotidien s’est totalement évaporée. Nous sommes dans une épidémie de sédentarité. Le corps ne bouge plus. Et quand le corps ne bouge plus, c’est tout un tas de maladies qui se développent, dont le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, Alzheimer, dépression et le cancer.

Et enfin, la dernière chose qui a changé de façon bouleversante avec la Deuxième Guerre mondiale, c’est le réseau social. C’est un petit peu moins vrai au Québec, qui est une société assez homogène, mais c’est profondément vrai en Europe occidentale et en Amérique du Nord, aux États-Unis, où les gens déménagent tous les cinq ans en moyenne. Ils sont loin de leurs frères et soeurs, loin de leurs parents, loin de leurs grands-parents, loin de leurs cousins et cousines et ils changent de voisins tous les cinq ans. Leur réseau social est totalement désagrégé. Or, le réseau social est la première ressource contre le stress. Quand il nous arrive quelque chose de difficile, on se tourne vers les autres. S’il n’y a pas « d’autres » vers lesquels se tourner, on prend le stress en pleine face et c’est là où on tombe dans l’impuissance et l’impuissance à la formation du cancer.

Un autre facteur qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale, c’est l’apparition des substances chimiques de synthèse qui ont des propriétés toxiques pour l’organisme; et nombreuses sont cancérigènes, mais cancérigènes avérées, parfaitement documenté! Le DDT, par exemple, qui est un pesticide connu, ça n’existait pas avant la Deuxième Guerre mondiale; ça a été fabriqué pour la Deuxième Guerre mondiale et les stocks en excès ont ensuite été utilisés de façon très large pour l’agriculture civile après la guerre. Aujourd’hui, c’est interdit, tellement c’est toxique. Le lindane, un autre pesticide extrêmement toxique, aujourd’hui interdit, a été répandu partout sur nos sols après la Deuxième Guerre mondiale. Les phtalates, les parabènes qui sont dans tous les cosmétiques, ça date d’après la Deuxième Guerre mondiale. Les PCB1 qui sont dans les isolants pour les conducteurs électriques et dans les dégraissants sont apparus après la Deuxième Guerre mondiale, c’est tellement dangereux que c’est à nouveau complètement interdit. Mais il y en a partout parce qu’on en a tellement répandu sur la planète, qu’ils sont au fond des océans, on les retrouve dans le sang des ours blancs qui ne vivent pas à côté des grandes entreprises industrielles, mais c’est eux qui sont le plus contaminés en PCB; eux et les êtres humains. Ça aussi, c’est un facteur qui contribue à l’épidémie actuelle de cancer et qui est complètement nouveau depuis la Deuxième Guerre mondiale.

PasseportSanté.net - On insiste beaucoup sur l’effet de l’alimentation dans la prévention du cancer. Pourquoi?

David Servan-Schreiber - Ce que recommande le Fonds mondial de la recherche contre le cancer, c’est d’avoir le moins de gras possible sur soi, puisque le gras est la principale source de stockage des déchets toxiques dans le corps humain. Le Fonds mondial de la recherche contre le cancer recommande d’être dans la partie inférieure de la normale pour sa taille, la partie inférieure de l’échelle de poids, ce qu’on appelle un index de masse corporelle. Plus on est mince sans être anorexique, mince mais en santé, moins on a d’excès de graisse, moins on est exposé aux produits chimiques toxiques. C’est aussi simple que ça. Donc, ça passe par l’alimentation et l’exercice évidemment.

Dans l’alimentation, il faut si possible éviter une partie des aliments qui sont cancérigènes, indirects, mais qui sont procancérigènes, qui viennent nourrir l’inflammation. En particulier tout le sucre, l’excès de sucre, et aussi l’excès d’acides gras oméga-6, qui viennent nourrir l’inflammation. Il faut bien sûr ajouter des aliments anticancer, qui sont avant tout les légumes. Évidemment que le régime occidental est fait à l’inverse de ce qu’il faut puisqu’on mange un gros morceau de viande très oméga-6, bourré de contaminants qui viennent de ce qu’ont mangé les animaux, avec deux légumes qui se battent entre eux autour, alors voilà le plat national en Amérique du Nord ou en France. Ce qu’il est nécessaire de manger c’est l’inverse : un plat de légumes avec peut-être quelques fines tranches de viande si on aime ça, pour donner du goût. Mais le principal de l’assiette, ce doit être des légumes et des légumineuses, des pois, des pois chiches, des haricots, des lentilles, etc. du tofu. Donc, changer son alimentation, introduire des aliments anticancer, et réduire au maximum les aliments procancer.

PasseportSanté.net - En quoi l’activité physique est-elle utile contre le cancer?

David Servan-Schreiber - Pour ce qui est de l’activité physique, on sait par exemple que les femmes qui ont déjà eu un cancer du sein, si elles font 30 minutes de marche, même pas de la course, de la marche cinq fois par semaine, voient leur risque de rechute de cancer du sein diminuer par un facteur de 2. C’est à peu près du même ordre que le meilleur médicament dont on dispose dans la prévention de la rechute du cancer du sein. Alors, c’est énorme le bénéfice de l’activité physique. De façon générale, tous les individus qui font de l’activité physique ont un risque de cancer très inférieur aux autres. Le principal risque de cancer aujourd’hui en Occident, c’est le tabac et, immédiatement derrière, l’excès de poids… l’excès de poids principal risque de cancer! Alors l’activité physique est une formidable barrière contre ça, elle stimule le système immunitaire, elle empêche le sucre de monter dans le sang, de venir nourrir les cellules cancéreuses, elle élimine les masses de gras qui sont les dépôts toxiques dans l’organisme.

PasseportSanté.net - La question du stress semble porter à confusion. Est-ce que, oui ou non, stress et cancer sont liés?

David Servan-Schreiber - On sait que le stress ne cause pas le cancer. Il n’y a aucun mécanisme biologique par lequel un stress peut fabriquer un cancer qui n’existait pas. Par contre, on sait que certaines réactions au stress peuvent venir alimenter la croissance d’un cancer qui existe déjà. Les réactions au stress qui alimentent le cancer c’est, en gros, l’impuissance, le sentiment d’impuissance, le découragement, l’abandon. Et quand on continue de se prendre des vagues de stress dans la figure et qu’on ne peut plus réagir, ça fait monter le cortisol et l’adrénaline à chaque fois avec rien derrière pour initier de l’action, le combat ou la fuite. Ça, ça vient alimenter l’inflammation dans le corps. Et en alimentant l’inflammation, ça vient nourrir la progression du cancer. C’est parfaitement documenté. Quand on regarde les études sur les femmes qui ont un haut niveau de stress, on voit que beaucoup de stress par rapport à pas de stress, ça ne nourrit pas particulièrement le risque de cancer du sein. Mais beaucoup de stress et l’incapacité d’y faire face, ça oui, ça vient nourrir la croissance du cancer du sein. Donc, il faut apprendre à gérer le stress. Or, ça c’est très possible! C’est pour ça que, pour moi, c’est un formidable message d’espoir, ce n’est pas du tout une façon de culpabiliser les gens en disant : c’est votre faute si vous avez un cancer, si vous avez du stress! Je n’ai pas une seconde pensé que c’est de ma faute parce que j’ai eu un cancer au cerveau à cause du stress que j’ai vécu! J’ai vécu ma vie comme tout le monde, j’ai des difficultés comme tout le monde, oui, il y a eu des périodes difficiles de stress qui ont laissé des sentiments d’impuissance avant mon premier diagnostic et puis avant ma rechute, mais bon, ça fait partie de la vie. J’ai appris, depuis, à essayer de gérer ça mieux. Et ça ne m’empêchera peut-être pas d’avoir une autre rechute, il n’y a pas de garantie à ce jeu-là, que ce soit la nutrition, la gestion du stress, l’exercice physique; ça aide considérablement à résister au cancer, mais ce n’est pas 100 %, mais la chimiothérapie non plus d’ailleurs, en passant, n’est pas à 100% malheureusement. Donc, il ne faut pas s’accuser si on n’a pas réussi, que c’est de sa faute. On fait tout ce qu’on peut, on met toutes les chances de son côté, et puis après on voit.

PasseportSanté.net - Quels sont les principaux mécanismes biologiques qui stimulent la prolifération des cellules cancéreuses?

David Servan-Schreiber - Un des principaux mécanismes, c’est l’inflammation dans le corps; le niveau d’inflammation dans le corps. C’est-à-dire la tendance que le corps a à venir alimenter la multiplication des cellules, puisque l’inflammation sert à ça, elle sert à boucher les brèches quand on s’est coupé, par exemple. Il faut de l’inflammation pour stimuler la formation de nouvelles cellules qui vont boucher le trou, l’inflammation nourrit la croissance des cellules. C’est bien quand on s’est coupé et qu’il faut remplacer des cellules, c’est très bien. Quand on a un cancer, ça vient nourrir la croissance des cellules cancéreuses. C’est beaucoup moins bien. L’inflammation vient nourrir le cancer, or l’inflammation est alimentée par, beaucoup, le manque d’exercice, le stress qu’on ne digère pas et qui donne lieu à l’impuissance, et l’alimentation moderne avec un excès d’oméga-6 et du sucre. Tout cela vient alimenter l’inflammation, alors il faut arriver à contrôler cela.

Deuxième mécanisme très important en matière de cancer, c’est la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins dont ont besoin les tumeurs cancéreuses pour grandir. Une tumeur cancéreuse, ça grandit très vite, par définition. Ça peut être sur plusieurs mois, mais plusieurs mois, ça reste très rapide à l’échelle du temps de la biologie. Quand une tumeur grandit, elle doit faire en sorte que chacune de ses cellules soit à moins d’un millimètre d’un vaisseau sanguin. Donc, elle doit fabriquer de nouveaux vaisseaux sanguins qui doivent pousser au même rythme que la tumeur, sinon les cellules cancéreuses mourraient. Or, on sait aujourd’hui qu’il y a des aliments qui bloquent la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins et qui ralentissent considérablement la capacité des tumeurs cancéreuses à grandir. Il y a par contre des aliments qui viennent alimenter la croissance des vaisseaux sanguins, alimenter la croissance de la tumeur. Donc, il faut manger le plus possible d’aliments anticancer, antiangiogenèses - fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins -, et éliminer au maximum les aliments qui viennent produire de l’angiogenèse.

PasseportSanté.net - On sait que les légumes sont anticancer, mais quels sont les aliments procancer?

David Servan-Schreiber - Les aliments procancer sont des aliments très riches en graisses oméga-6. Presque toute la chaîne animale, aujourd’hui, est très riche en oméga-6. La viande rouge en particulier est plus grasse que la viande blanche, mais la peau du poulet est très riche en oméga-6 aussi, c’est là qu’il y a tout le gras chez le poulet; le lait, le beurre, le fromage, les oeufs, la crème, tout ça est très riche en oméga-6. Tous les produits animaux. Et ce n’est pas par hasard que toutes les études montrent que les produits animaux, dans la société occidentale, sont associés à l’augmentation de risque de cancer; c’est bien ça que dit le Fonds mondial de la recherche contre le cancer. Réduire les produits animaux, ne pas manger de viande rouge plus de deux fois par semaine. Si vous mangez de la viande rouge et que vous y tenez énormément, assurez-vous qu’elle a été nourrie en pâturage, que ce soit de la viande oméga-3, c’est-à-dire rééquilibrée. Pareil pour le lait, pareil pour le fromage, pareil pour les oeufs… Les oeufs, c’est un des aliments les plus déséquilibrés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le deuxième aliment procancer, c’est le sucre et le sirop de fructose qui est maintenant dans absolument tout, y compris dans les barres chocolatées, c’est absolument partout. Il faut éviter ça au maximum. Le remplacer, si vous aimez le goût du sucré - ce que tout le monde aime évidemment -, le remplacer par des choses acceptables comme le chocolat noir à plus de 70 %, qui est très agréable. On le fait fondre, on en met sur des fruits par exemple; c’est très sucré, c’est très agréable et ce n’est pas mauvais, ce n’est pas toxique. On peut utiliser aussi du sirop d’agave, cet extraordinaire sirop très, très sucré, plus sucré que le sucre, qui a un goût délicieux, entre le miel et le sirop d’érable, un peu plus léger, et qui ne fait pas monter le sucre dans le sang. C’est miraculeux! Ça fait grossir quand même, il faut faire attention de ne pas en prendre trop, mais ça ne fait pas monter le sucre dans le sang, ça ne stimule pas d’insuline et l’insulin growth factor 1, IGF1, qui stimule la croissance des cellules cancéreuses chaque fois qu’on prend du sucre. Donc, utiliser du sirop d’agave, utiliser du chocolat noir ou alors prendre le moins de sucre blanc raffiné possible. Aussi, le moins de pain blanc, le moins de bagels, le moins de muffins, le moins de croissants, puisque tous ces aliments... le pain blanc, c’est comme si on mangeait du sucre! Il faut réduire ça. Aussi, remplacer par du pain multicéréale, si possible bio, mais déjà, le pain multicéréale complet fera beaucoup moins monter le sucre dans le sang.

PasseportSanté.net - Est-ce que les aliments anticancer fonctionnent tous de la même façon?

David Servan-Schreiber - Il y a un tas d’aliments anticancer et une des choses extraordinaires pour les aliments anticancer, c’est qu’ils ont chacun des mécanismes d’action différents. Quand on les combine, on attaque le cancer par plein d’angles différents. C’est comme une armée qui se fait attaquer par tous les fronts, elle a beaucoup moins de chance de se défendre. Le cancer se défend beaucoup moins bien lorsqu’on combine de multiples aliments anticancer. Certains de ces aliments anticancer empêchent la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins dont les tumeurs ont besoin pour grandir, d’autres viennent directement tuer les tumeurs cancéreuses, d’autres viennent stimuler le système immunitaire; chacun a des mécanismes différents. Enfin, il y en a encore d’autres qui viennent empêcher l’inflammation de se former. Donc, quand on utilise une alimentation variée à base de multiples aliments anticancer, on vient jouer sur tous les mécanismes qui permettent de ralentir la progression de la maladie; de l’éviter si on n’en a pas un, et si on en a déjà un, de ralentir sa progression au maximum.

PasseportSanté.net - Alimentation, poids, activité physique : est-ce possible de changer son mode de vie à ce point?

David Servan-Schreiber - Ce qui est passionnant, c’est que quand on change son mode de vie doucement, il ne faut pas le changer trop brutalement sinon c’est difficile, mais quand on change doucement, quand on se met à gérer le stress en faisant du jogging, par exemple, quand on se met à manger différemment, en évitant de plus en plus les produits frits, les produits gras, les produits trop sucrés, au bout d’un moment, on ne peut pas revenir en arrière. Le corps a tellement envie de ça, il a tellement besoin d’une alimentation saine, de bouger, de respirer, d’être dans l’air pur, il a tellement envie de ça, qu’on s’aperçoit, une fois qu’on l’a fait un petit peu, au bout de deux, trois, quatre mois de pratique régulière, qu’on ne peut pas revenir en arrière. Moi je ne peux pas manger un tas de frites, par exemple. C’est impossible. J’aime bien les frites, comme tout le monde, je peux en manger trois ou quatre, ce n’est pas désagréable. Mais manger un plat de frites, je ne dormirai pas! Et je me suis demandé comment j’ai fait pendant des années pour manger un steak-frites. Vous me faites manger un steak-frites aujourd’hui, je suis malade. On est tellement intoxiqués avec la sédentarité, avec une alimentation déséquilibrée, que le corps s’est habitué à ça. Comme les gens qui prennent de l’héroïne, ils prennent de l’héroïne, il leur faut des doses de plus en plus énormes pour avoir un effet puisque le corps s’est habitué. Si vous et moi on prend une dose microscopique d’héroïne, on va être complètement explosés! On s’est habitués à prendre des toxines comme des frites, comme de gros morceaux de viande rouge, les deux ensembles en plus, le corps le tolère à peu près, mais pas très bien : on ne dort pas bien, on a de l’inflammation, mal aux articulations, on est ralenti, on est fatigué, on ne tolère pas très bien. Quand on arrête, on s’aperçoit qu’on ne peut plus y retourner. Je ne peux même plus manger… j’ai du mal à manger des bonbons aujourd’hui. Je n’y arrive pas parce que c’est tellement sucré que j’ai l’impression que ça me colle un peu partout sur les dents… Boire un verre de Coca-Cola, j’ai envie de me laver les dents immédiatement après… Quand on se déshabitue de quelque chose, ça devient très naturel de rester dans ce mode-là.

PasseportSanté.net - Que dites-vous aux personnes atteintes de cancer qui voudraient se faire soigner par des approches non médicales?

David Servan-Schreiber – Je dis aujourd’hui sur tous les tons possibles et imaginables qu’il n’y a pas d’alternative dans le traitement du cancer aux méthodes conventionnelles. Il n’y a pas d’alternative à la chirurgie, à la chimiothérapie, à la radiothérapie. Quelqu’un qui a un cancer doit se tourner vers ces méthodes conventionnelles. Je l’ai fait, j’ai été opéré deux fois, j’ai fait 13 mois de chimiothérapie, c’est incontournable. Par contre, ce n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin et aussi donner à son corps toutes les chances de se battre avec ses défenses naturelles. Alors, est-ce qu’on peut remplacer la chimiothérapie par les brocolis? Non. On ne peut pas. Est-ce que si on fait de la chimiothérapie on doit prendre des brocolis? Oui. Il faut le faire. Vous comprenez la distinction entre les deux? Il n’y a pas d’alternative au traitement conventionnel du cancer aujourd’hui.

Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 07:29
Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 07:33
Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un... C'est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps:

Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là... Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c'est d'être écoutée par une autre!

Écouter, c'est commencer par se taire... Avez-vous remarqué  comment les "dialogues" sont remplis d'expression du genre:
"C'est comme moi quand..." ou bien "Ça me rappelle ce qui m'est arrivé..." Bien souvent, ce que l'autre dit n'est qu'une occasion de parler de soi. Écouter, c'est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif (...).
Écouter, c'est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l'autre. C'est comme une promenade avec un ami: marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s'arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n'est pas de chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C'est refuser de penser à la place de l'autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance tel qu'il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu'il doit être. C'est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l'autre le temps et l'espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou comme cela, c'est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas de donner une solution ou une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s'en libérer.
Écouter, c'est donner à l'autre ce que l'on ne nous a peut-être jamais donné: de l'attention, du temps, une présence affectueuse.


André Gromolard
Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 11:34

Le texte ci-dessous est un extrait de l’ouvrage que Richard Sünder a publié aux Editions Quintessence : Médecine du mal, Médecine des mots. Cet ouvrage a pour sous-titre : « Causes psychobiologiques, sens et syntaxe des maladits ».

Le fondement de toute action, quelle qu’elle soit, est un conflit. Cela est aussi vrai de la marche que des maladits. Une action n’est possible que s’il y a mouvement. Or aucun mouvement n’est possible sans une relation entre l’énergie qui produit le mouvement et l’inertie qui s’y oppose. Sans conflit entre l’énergie et l’inertie, aucun mouvement et aucune action ne seraient possibles.

 

L’existence est un perpétuel conflit entre les désirs de l’individu et les interdits ou les obstacles qui empêchent de les satisfaire

Exemples. Si la Terre n’opposait pas sa force d’inertie à nos pieds, nous ne pourrions pas marcher. Lorsque nous sommes assis dans un siège inconfortable, nous sommes en proie à un conflit d’inadaptation au milieu (le siège) et nous n’arrêtons pas de nous tortiller pour trouver la position confortable qui résout le conflit. Une personne au chômage est en conflit de manque — elle peut à échéance manquer de tout, y compris de nourriture — et, bien entendu, elle va entreprendre toutes les actions possibles pour rétablir sa situation et faire cesser le conflit. La naissance d’un enfant est un conflit entre rester dans le confort du ventre de la mère, qui peut alors en mourir, et sortir par un passage étroit qui est un obstacle qu’il faut franchir. L’éducation, dès l’enfance, et toute l’existence est un perpétuel conflit entre les désirs de l’individu et les interdits ou les obstacles qui empêchent de les satisfaire. Si, d’ailleurs, l’existence n’était pas qu’une suite de conflits qu’il faut absolument résoudre, nous resterions allongés dans une chaise longue à ne rien faire, au risque de mourir d’ennui. Mieux, nous n’existerions pas.

L’existence même de l’homme est la solution d’un conflit. Comme celle du monde lui-même, ainsi que je le démontre dans Médecine du mal, médecine des mots.

Tout cycle, qui implique l’alternance de contraires, est la solution d’un conflit

Quand les éléphants se mettent en marche pour aller à la rivière, c’est parce qu’ils ont soif. S’ils ont soif, c’est parce qu’ils sont l’objet d’un conflit de manque d’eau avec risque de déshydratation. Quand les gnous entreprennent leur grande migration, c’est parce que — la sécheresse ayant fait disparaître l’herbe — ils ont faim. La faim, due au manque de nourriture, les contraint à aller chercher d’autres pâturages. Il s’agit bien d’un conflit entre le besoin de se nourrir et l’absence de nourriture. Lorsque nous vidons nos poumons, parce qu’ils sont pleins d’air, et lorsque nous les emplissons, parce qu’ils sont vides d’air, c’est parce que, sans l’alternance du vide et du plein d’air, nous nous asphyxions. Le plein et le vide sont des contraires. Toute contradiction est conflictuelle et, en l’occurrence, l’alternance du vide et du plein résout le conflit des deux exigences contradictoires de la respiration. Lorsque, après une journée fatigante, nous avons un conflit de manque d’énergie et d’épuisement, nous éprouvons le besoin de dormir, parce qu’il nous faut nous reposer pour nous régénérer. Tout cycle, qui implique l’alternance de contraires, est la solution d’un conflit. Y compris le cycle des cellules du corps qui doivent échanger du sodium et du potassium pour « respirer » et vivre. Et lorsque nous sommes en conflit avec quelqu’un qui nous a fait un vilain tour que nous ne pouvons pas digérer, nous faisons, selon l’intensité du stress que nous cause le conflit, des troubles de l’appareil digestif, un cancer de l’estomac, voire du pancréas, comme s’il nous fallait faire un deuxième estomac ou un deuxième pancréas au sein du premier pour mieux digérer ce que nous ne digérons pas.

La médecine ignore absolument les causes de toutes les « maladies »

Toute action et tout maladit ont donc nécessairement une cause pour la simple raison que, jusqu’à preuve du contraire, tout ce qui se passe dans le monde répond à une nécessité. On n’y rase jamais gratis. La médecine ignore absolument les causes de toutes les « maladies ». Rien de plus logique : la « maladie » n’existe pas. On ne peut donc pas trouver une cause à un phénomène qui n’existe pas. La « maladie » médicale sans cause, c’est-à-dire sans conflit qui la cause (je ne parle pas de la prolifération des cellules dans un cancer de masse : ce n’est pas la cause, c’est un effet du conflit) n’existe pas. Tout ce qui affecte le corps est toujours un programme biologique nécessaire de survie qui résout un conflit. Quand un médecin diagnostique une « maladie », le malade devrait immédiatement lui demander quelle en est la cause : « Pourquoi, docteur, ai-je un cancer du sein, de l’estomac, du colon, de la peau ou un asthme, un eczéma ou un blocage du dos ? » Si le médecin est incapable de donner une réponse précise, logique et rigoureuse, c’est-à-dire d’identifier le conflit — et il en est incapable, il n’a appris qu’à identifier des symptômes dans l’ignorance totale de ce qui les cause — c’est qu’il ignore tout de ce qu’il appelle la « maladie ». La prétendue « maladie » n’est, en fait, rien d’autre qu’une adaptation du corps à un conflit interne qui en est la cause et qu’il faut identifier. Tout ce qui modifie l’état — aussi bien intérieur qu’extérieur — de notre corps est la solution d’un conflit. Parce qu’il n’existe pas d’action qui ne soit pas le produit d’un conflit. C’est là loi fondamentale et incontournable de la physique : Pas d’action sans conflit. A toute action son conflit et, corollairement, à tout maladit son conflit ! Mais, visiblement, il faudra encore du temps aux médecins conventionnels orthodoxes pour qu’ils comprennent qu’on ne peut plus faire de médecine en ignorant tout de la physique.

Le maladit n’est qu’un cas particulier de l’évolution des espèces

Pourquoi ne peut-il pas y avoir de maladit sans conflit ? Mais, tout simplement parce que le fondement de toute action ou réaction organique (y compris le maladit) est le stress engendré par un conflit (attraper une proie, échapper au prédateur, se défendre de la chaleur, du froid, mieux s’adapter à la course, à l’eau, à la vie en forêt, digérer quelque chose d’indigeste, etc.). Le problème face à un conflit qui stresse, parce qu’on n’a pas de réponse toute prête à y opposer, est de le résoudre par une adaptation appropriée. L’évolution des espèces — que seuls les créationnistes mettent en doute — ne consiste en rien d’autre qu’à résoudre les conflits vitaux qu’elles rencontrent par leur adaptation au milieu extérieur. L’Évolution n’est donc qu’un processus de programmes biologiques de survie. En montrant que les maladits ne sont que des programmes biologiques de survie et d’adaptation de l’individu à un conflit, Georg Groddeck, Ryke Geerd Hamer et les élèves de ce dernier, dont Claude Sabbah et quantité d’autres démontrent donc implicitement — ils ne l’ont pas dit mais je le démontre — que le maladit n’est qu’un cas particulier de l’évolution des espèces.

La cause — et le fondement même — de l’Évolution est donc bien le conflit, qui engendre le stress — l’état de sympathicotonie — qui perdure aussi longtemps que l’on ne trouve pas la solution du conflit.

Dans le cas d’un conflit d’adaptation au milieu extérieur, la solution du conflit, donc du stress, est d’adapter le corps au milieu extérieur, afin de supprimer le stress engendré par le conflit : pour les proies, améliorer leurs moyens de défense et de fuite, pour les prédateurs, améliorer leurs moyens d’attaque et de poursuite, pour les primates de la forêt, développer quatre membres pourvus de mains et de souplesse, pour les primates de la savane, se dresser sur deux pieds, etc. Mais, si vital que soit le conflit, celui-ci ne provoque pas de choc et, par conséquent, il n’engendre pas un stress tel qu’il puisse provoquer un D.H.S. (Dirk Hamer Syndrome) et une lésion cérébrale — le foyer de Hamer — et devenir obsessionnel. Désirer courir plus vite ou grandir ou mieux s’adapter à la vie dans les arbres ou se protéger du froid en développant une toison ne crée pas de choc. C’est un désir collectif de l’espèce, soutenu sur plusieurs générations, qui résulte de la conscience d’une inadaptation. Ce n’est pas une obsession qui résulte d’un choc.

Adapter le corps à son milieu intérieur, afin de supprimer le stress engendré par le conflit

Dans le cas d’un conflit d’adaptation au milieu intérieur, la solution du conflit, donc du stress, est d’adapter le corps à son milieu intérieur, afin de supprimer le stress engendré par le conflit. Dans ce second cas, il ne s’agit plus d’adapter les formes extérieures du corps au milieu extérieur. Il s’agit d’adapter les formes intérieures du corps au type même du conflit. S’agit-il de quelque chose que l’on ne peut pas digérer, il faut améliorer les performances de l’estomac, voire — si c’est encore plus indigeste — du pancréas, donc développer un deuxième estomac ou un deuxième pancréas au sein du premier : c’est le cancer de l’estomac ou du pancréas. S’agit-il de quelque chose qui stresse au point que l’on ne supporte absolument plus de le voir ou de l’entendre, il faut réduire ou supprimer la vue ou l’audition : on devient myope, presbyte ou aveugle, on entend moins bien ou on devient sourd. S’agit-il d’un conflit de territoire qui empêche de respirer ? S’il est léger et ressenti comme « on me pompe l’air », il porte sur les bronches et c’est la grippe. S’il est très grave au point qu’on ne peut plus respirer, il porte encore sur les bronches mais, cette fois, il développe une nouvelle bronche au sein de la première et c’est le cancer des bronches. S’agit-il d’une dévalorisation jusqu’à la moelle, donc d’un sentiment d’anéantissement, il faut alors supprimer la charpente osseuse — la taille est la mesure de la valeur physique de l’individu, elle est donc symbolique — et c’est l’ostéolyse, etc. Notons incidemment que, dans ce dernier cas, la solution du stress ne vise pas à résoudre le conflit — auquel cas on devrait développer davantage de charpente osseuse — mais, au contraire, à réaliser symboliquement le désir d’anéantissement. Dans tous ces cas, le conflit est vital — l’individu sent que sa vie est en jeu — et il résulte d’un choc. De ce seul fait, il provoque un D.H.S. et une lésion cérébrale et, bien entendu, il devient obsessionnel.

La somatisation est nécessaire à la survie car le stress, s’il perdure, épuise l’énergie du sujet et finit par le tuer

La différence est claire : l’évolution progressive de l’espèce résulte d’un besoin prolongé — certes vital mais non mortel à brève échéance — créé par un conflit progressif qui n’engendre qu’un stress prolongé mais non immédiatement vital et qui est satisfait à échéance par l’adaptation progressive de l’espèce au milieu extérieur ; l’« involution » immédiate de l’individu — que constitue un maladit — résulte du choc soudain et brutal d’un conflit intense dont le stress intense et mortel exige une solution immédiate, à savoir la somatisation immédiate — ou à échéance dans le cas du conflit programmant. La somatisation est nécessaire à la survie car le stress, s’il perdure, épuise l’énergie du sujet et finit par le tuer. Le stress peut tuer quasi instantanément. Le maladit, comme l’Evolution, a bien un sens et une cause. C’est la solution d’un conflit.

Pour supprimer les maladits, il faut supprimer leur cause

Dans tous les cas, il s’agit d’adapter le corps externe ou interne à la situation conflictuelle pour supprimer le stress. Hans Selye, l’inventeur du stress, le définit comme un « syndrome général d’adaptation » (S.G.A.). L’évolution des espèces engendre des mutations des cellules à mesure même que celles-ci se modifient pour adapter le corps au milieu. Et, comme par hasard, tous les maladits, sans exception, engendrent des mutations des organes malades. Il s’agit donc bien du même processus. Il y a une différence entre les conflits externes avec le milieu — qui sont la cause des mutations — et les conflits internes du corps — qui sont cause non seulement des maladits mais encore de notre évolution psychologique. Les premiers sont des conflits externes d’une ampleur — dans le temps et l’espèce — supérieure à leur intensité. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas d’une intensité immédiatement vitale et qu’ils se déroulent sur une période de longue amplitude. Puis ils se résolvent par la solution concrète de l’évolution des formes externes de l’individu. Par exemple, pour mieux se mouvoir dans le milieu marin, les organismes développent des nageoires et deviennent des poissons. Pour mieux s’adapter à la forêt, des ancêtres de primates se dotent de quatre mains et deviennent des singes. Les seconds sont des conflits internes d’une intensité supérieure à leur ampleur dans le temps, qui se résolvent par l’adaptation immédiate du corps au stress au moyen du maladit. Pour supprimer les maladits, il faut supprimer leur cause, le conflit, par la prise de conscience imaginaire de leur genèse (bien que la solution concrète du conflit soit aussi, dans certains cas, possible).

L’adaptation de l’animal au milieu

Le conflit avec le milieu extérieur est un conflit qui exige une adaptation extérieure de l’animal au milieu. Pour atteindre aux plus hautes branches, le précurseur de la girafe doit développer de longues pattes et un long cou, pour localiser ses proies dans l’océan, le précurseur du dauphin doit développer un moyen de les sentir (le sonar), etc. L’animal en a certes conscience et il désire le résoudre sans savoir comment (le précurseur du dauphin n’a évidemment pas idée du sonar) mais le stress engendré par le conflit est de forte amplitude dans l’espèce — il touche toute l’espèce — et de moindre intensité — en chaque individu. C’est le désir — certes abstrait — de l’adaptation concrète transmis par toute l’espèce à l’ordonnateur de l’information cosmique qui va permettre à celui-ci de calculer la théorie de l’adaptation de l’animal au milieu et de provoquer les mutations nécessaires à l’adaptation. Ce conflit reste externe et concret et son intensité, en chaque individu, est inversement proportionnelle à son amplitude dans l’espèce qui le partage. De ce fait, il n’atteint pas l’intensité nécessaire à le rendre foudroyant et obsessionnel.

La mère qui vient de perdre son enfant ne peut pas le ressusciter

Au contraire le conflit interne avec le corps — bien qu’il soit provoqué par un ou d’autres individus extérieurs au corps — est un conflit — « il me pompe l’air », « il me prend mon territoire », « je ne peux pas digérer ce qu’il m’a fait » — qui exige une adaptation intérieure de l’animal à son propre milieu interne que le stress intense met en état permanent de sympathicotonie. Le sujet a certes conscience du conflit et il désire le résoudre, sans trouver de solution extérieure. Par exemple, la mère qui vient de perdre son enfant ne peut pas le ressusciter. Le stress engendré par le conflit est de moindre amplitude spécifique — il ne touche que des individus — mais de forte intensité en chaque individu. Le conflit est intériorisé dans l’imaginaire de la conscience, à cause même de la capacité d’abstraction du cerveau des animaux évolués et, a fortiori, des hommes. Il est littéralement incorporé sous forme d’une obsession génératrice d’un stress intense. La solution biologique du conflit et du stress qu’il engendre est alors la modification de l’organe correspondant au ressenti du conflit — l’organe gouverné par l’aire cérébrale où se forme la lésion, le foyer de Hamer.

Des millions de gens résolvent, chaque jour et sans même le savoir, des conflits générateurs de cancers et de toutes sortes de maladits

Si un individu ne peut pas digérer une « crasse » qu’on lui a faite, l’idée abstraite et obsessionnelle du conflit engendre un stress intense qui provoque aussitôt une lésion dans l’aire cérébrale qui gouverne l’appareil digestif. Selon l’intensité du conflit et la manière dont le sujet le ressent, la lésion (le foyer de Hamer) va toucher l’œsophage, l’estomac ou le pancréas et le cerveau — qui ne distingue pas le réel, le virtuel, le symbolique et l’imaginaire — va aussitôt enclencher un programme d’accroissement des capacités digestives de l’organe en fabriquant un deuxième œsophage, un deuxième estomac, un deuxième pancréas dans le premier. C’est le cancer. Bien entendu, ça ne règle pas le conflit psychobiologique mais ça réduit ou ça supprime le stress — qui peut tuer, s’il perdure — et l’individu peut survivre. Il est en sursis mais ce sursis peut lui permettre de comprendre et de lâcher son conflit — ce qui se produit inconsciemment tous les jours : des millions de gens résolvent, chaque jour et sans même le savoir, des conflits générateurs de cancers et de toutes sortes de maladits qui les frappent. Ils font disparaître leur cancer sans même savoir qu’ils en ont fait un. Mais, si d’aventure on leur fait un scan, on peut y repérer le foyer de Hamer en voie de résorption. Bien entendu, plus la capacité d’abstraction du cerveau est grande et plus l’imaginaire est développé et plus la capacité à nourrir des obsessions est grande.

Il est donc logique que les maladits se complexifient en fonction même de la complexité du cerveau. Plus les espèces sont complexes et plus leurs maladits sont complexes et plus la réparation est difficile. C’est ce qui explique que, lorsqu’on coupe un ver de terre en deux tronçons, chacun des deux tronçons est capable de reformer un ver de terre entier, ce qui n’est pas possible chez des espèces complexes comme les mammifères ou même les poissons.

Rien ne peut se produire dans le monde, comme dans notre corps, qui n’ait pour origine un conflit

Le maladit n’est donc rien d’autre qu’un cas particulier d’adaptation au stress, engendré par un conflit, qui vise à débarrasser le cerveau de la lésion engendrée par ce stress en résolvant le conflit qui a causé le stress. C’est là ce qu’a démontré Hamer. Comment alors peut-on, d’une part, admettre comme scientifiquement valides les travaux de Selye, de Laborit et de bien d’autres et, d’autre part, condamner ceux de Hamer qui n’en sont que la suite logique. Il y a là une contradiction scientifique évidente et on ne peut qu’être stupéfié par la légèreté de la justice qui l’entérine. D’autant que l’idée même de la psychosomatique, loin d’être une nouveauté, remonte au moins à Georg Groddeck. Comment ne pas voir et comprendre que les maladits obéissent au processus même de l’évolution des espèces ? Et comment peut-on être incohérent au point de croire, comme Pasteur, que les « maladies » sont provoquées par des micro-organismes quand elles sont « infectieuses » ou par des dysfonctionnements organiques sans aucune cause (cancers, scléroses en plaques, asthmes, allergies, Parkinson, etc.) quand elles ne peuvent être provoquées que par un conflit, ne serait-ce que parce que rien — absolument rien — ne peut se produire dans le monde, comme dans notre corps, qui n’ait pour origine un conflit ?

Constater avec Darwin que l’existence animale est un perpétuel conflit et une lutte pour la vie, donc un conflit entre énergie et inertie, entre vie et mort, est une chose. En tirer la conclusion que seuls survivent les plus forts est inexact.

 

L’époque où des poissons ont quitté la mer pour s’établir sur la Terre

Ceux qui survivent ne sont pas les plus forts, ce sont les mieux adaptés à la situation conflictuelle présente et évolutive à laquelle ils sont confrontés. C’est souvent le cas des plus forts mais pas toujours et c’est aussi souvent le cas de ceux qui sont apparemment les plus faibles mais pas toujours. Ainsi l’une des grandes crises qu’ont connues les espèces animales, au cours de leur évolution, est-elle celle qui a précédé l’émergence de la faune terrestre, c’est-à-dire l’époque où des poissons ont quitté la mer pour s’établir sur la Terre. Jacques Monod, qui ne semblait pas bien au fait des conditions dans lesquelles cet exploit fut accompli, les qualifie de « Magellans de l’espace » et dit du premier poisson sorti des eaux : « Il a ”choisi” d’aller explorer la terre où il ne pouvait cependant se déplacer qu’en sautillant maladroitement. Il créait ainsi, comme conséquence d’une modification de comportement, la pression de sélection qui devait développer les membres puissants des tétrapodes ».

La vérité est tout autre. Les poissons n’ont jamais « choisi » de quitter l’eau pour aller vivre sur terre. Ils y ont été contraints parce qu’ils vivaient dans une mer peu profonde qui était en train de s’assécher. Ce n’est pas eux qui ont quitté l’eau. C’est l’eau qui les a quittés créant ainsi non pas une pression de sélection mais un véritable conflit entre survivre ou mourir qui les a obligés à s’adapter. Tous les poissons qui se trouvaient dans cette mer peu profonde, qui progressivement disparaissait, ont bien été confrontés au conflit de Hamlet : être ou ne plus être. Mais il y avait deux sortes de poissons dans cette mer. Il y avait, d’une part, les poissons hyperadaptés à la vie marine — les plus forts — qui occupaient le centre des eaux les plus profondes et les mieux oxygénées, et il y avait, d’autre part, les poissons marginaux et hybrides (Dipneustes et Crossoptérygiens) qui, parce qu’ils étaient repoussés, par les mieux adaptés qui étaient les plus forts, vers les plages, ont pris, pendant quelques générations, l’habitude d’avoir la tête hors de l’eau et ont fini par développer — outre leurs branchies — des poumons.

Il s’agit d’être toujours en mesure de s’adapter à toute situation conflictuelle

Quand les eaux ont disparu, tous les poissons les mieux adaptés à la vie marine ont crevé, faute d’avoir développé des poumons. Et seuls les hybrides — apparemment les plus faibles, les marginaux et les exclus — ont survécu, parce qu’à force de vivre dans le conflit respirer/étouffer ils se sont, eux, adaptés à la respiration aérienne. Car il ne suffit pas d’être le mieux adapté au milieu actuel — d’une certaine manière même il vaut mieux ne jamais y être parfaitement adapté sans plus aucune possibilité d’évoluer vers une autre forme — parce qu’il faut être toujours prêt à s’adapter à un milieu nouveau quand le milieu est sur le point de se modifier au point de poser à ses habitants des problèmes de survie. Il ne s’agit donc pas, pour survivre, d’être le mieux adapté, comme disent Darwin et les darwinistes, il s’agit d’être toujours en mesure de s’adapter à toute situation conflictuelle, ce qui revient toujours à résoudre le conflit de Hamlet entre la vie et la mort. Ce ne sont ni les plus forts ni les mieux adaptés qui survivent, ce sont toujours les mieux adaptables ou les mutants : ceux qui ont conservé la possibilité de s’adapter, donc d’évoluer eux-mêmes pour s’adapter à l’évolution du milieu. C’est-à-dire les plus conscients et les plus intelligents : ceux qui ont été les plus conscients de la crise et qui, de ce fait, ont été contraints d’utiliser leur intelligence — et celle du monde — pour y faire face et pour survivre.

Les maladits s’accompagnent de modifications génétiques

L’Évolution des espèces est une succession de programmes biologiques de survie tout comme les maladits. C’est bien pourquoi tous les maladits s’accompagnent de modifications génétiques, tout comme les mutations. Groddeck et Hamer, ainsi d’ailleurs que Selye, Laborit, Alexander, Moirot, Odent, Sabbah et les autres n’ont rien fait d’autre, sans le savoir, que de retrouver, dans la biologie des maladits, la syntaxe même de l’Evolution qui n’est qu’une superstructure de la syntaxe de l’Arithmétique, telle qu’elle se présente dans le modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique (Relativité absolue du couple Zéro-Infini).

Comme cela est évident dans le cas des poissons sortis des eaux grâce à leur système de double respiration, la mutation de ces espèces n’a pas eu d’autre moteur que le conflit de territoire qui a opposé les poissons les mieux adaptés à la vie marine et, en l’occurrence les plus puissants, aux poissons moins bien adaptés et, en l’occurrence plus faibles. Les premiers ont occupé les eaux les plus profondes et les mieux oxygénées et littéralement pompé l’oxygène des seconds qui se sont alors trouvés confrontés au conflit de Hamlet : survivre ou mourir. Ces poissons marginaux, chassés vers les plages, ont, sans aucun doute, été l’objet d’un stress intense et durable. N’ayant plus à respirer que l’oxygène de l’air, ils n’avaient pas d’autre solution pour y parvenir que de conquérir un autre territoire que la mer, ce qui impliquait qu’ils développent un autre système respiratoire : des poumons. Développer deux masses pulmonaires, comme deux cancers en pleine poitrine — conformément à la théorie de Hamer — était sans le moindre doute, pour eux, le plus crucial des programmes biologiques de survie. C’est grâce à cela qu’ils ont survécu et qu’ils ont pu coloniser, avec leurs descendants, toute la surface terrestre de la planète. Ainsi ont-ils conquis et conservé un territoire entièrement nouveau quand leurs adversaires sont morts parce qu’ils n’en avaient plus.

Ces poissons ont bien fait un cancer qui leur a permis de se fabriquer des bronches !

Il faut alors bien voir que le mécanisme des mutations, qui leur a permis cette évolution décisive non seulement pour leur survie mais encore pour l’émergence de toute la faune terrestre et de l’humanité, est rigoureusement le même que celui que Ryke Geerd Hamer décrit à propos des maladits. Hamer dit bien qu’un conflit mortel de territoire engendre un cancer des bronches. Ces poissons ont bien fait un cancer qui leur a permis de se fabriquer des bronches ! Force est alors de constater que Hamer n’a strictement rien fait d’autre — en montrant que la genèse des maladits avait pour cause un conflit, et que les maladits ne sont rien d’autre que des programmes biologiques de survie — que découvrir, à la suite de Groddeck, de Selye, de Laborit et des autres, que la genèse des maladits est rigoureusement la même que celle des mutations et de l’Evolution.

Dans tous les cas, la loi qui gouverne la modification est la loi de la syntaxe et c’est bien pourquoi les quatre fonctions fondamentales de la biologie, découvertes par Hamer, sont calquées sur les quatre fonctions de la syntaxe. La coïncidence du modèle géométrique de l’Arithmétique thermodynamique et de la théorie de Hamer prouve la validité de celle-ci.

C’est le même conflit qui a fait crever les uns et permis aux autres de survivre

Toujours est-il que c’est à ces poissons hybrides et à la manière dont ils ont résolu le conflit que nous devons d’exister. De surcroît, grâce à eux, nous pouvons constater que les mutations des espèces obéissent aux mêmes lois que la genèse des maladits, telle que Groddeck et Hamer l’ont définie. Ceci n’a finalement rien de surprenant puisque, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de programmes d’adaptation de la biologie à un conflit qui permet à l’espèce de survivre. Sans le conflit qu’ils ont vécu et résolu, ces poissons seraient restés des poissons. Ils auraient tous crevé dans la mer qui a fini par s’assécher et l’homme n’aurait jamais vu le jour. Même chose pour le monde. C’est le même conflit qui a fait crever les uns et permis aux autres de survivre. Et cela ne constitue une apologie ni des uns ni des autres. C’est un constat objectif qui n’implique pas de jugement moral.

A tous les grands carrefours de l’Évolution, il en est chaque fois allé de même : ceux qui ont survécu sont ceux qui ont été capables de s’adapter à une situation conflictuelle nouvelle et vitale. Ceux qui, au lieu de se conserver tels qu’ils étaient, ont été capables d’évoluer face à une situation conflictuelle évolutive (en l’occurrence le changement du milieu qui asséchait la mer). Bref, ceux qui se sont ouverts à des idées nouvelles ou, plus précisément, des théories nouvelles qu’ils ont incarnées. Comme le même mécanisme est à l’œuvre dans l’évolution des idées et des techniques, on peut prédire que la seule médecine qui survivra sera la médecine psychosomatique, qui est causale parce qu’elle tient compte de la relation du corps et de l’esprit, tandis que la médecine conventionnelle qui ne tient compte que du corps disparaîtra comme le Titanic dans l’océan.

L’alternance de la veille et du sommeil prouve que nous avons autant besoin de l’une que de l’autre

Que l’énergie et l’inertie co-existent et n’existent que l’une par l’autre est un fait. On ne peut donc pas en déduire que l’énergie est un bien et l’inertie un mal ou l’inverse. Ce serait absurde puisque les deux sont nécessaires et n’existent que l’une par l’autre. L’alternance de la veille et du sommeil prouve que nous avons autant besoin de l’une que de l’autre. L’énergie — c’est-à-dire les deux fonctions énergétiques de la syntaxe et de la biologie : faire de la masse (sujet) et produire ou accélérer le mouvement (sujet) — et l’inertie — c’est-à-dire les deux fonctions inertielles de la syntaxe et de la biologie : faire du vide ou du creux (objet) et freiner ou bloquer le mouvement (objet) — sont aussi indispensables à la santé qu’aux maladits, à notre éveil qu’à notre sommeil, à notre activité qu’à notre repos. Tout se ramène au conflit dialectique de l’énergie et de l’inertie — c’est-à-dire au conflit de Hamlet — mais il ne faut jamais oublier que tout, dans notre monde, est une synthèse de l’énergie et de l’inertie.

Le conflit est donc nécessaire — nous l’avons dit — non seulement à notre existence mais encore, comme on vient de le voir à propos des poissons qui sont sortis de la mer, à notre propre survie, qu’il s’agisse des mutations qui nous permettent d’évoluer pour nous adapter au changement du milieu ou des maladits qui sont des programmes de survie qui nous permettent de survivre au stress qui, s’il perdurait, nous tuerait. Comme par hasard les mutations entraînent des modifications de gènes et tous les maladits, sans exception, aussi ! Parce que, dans un cas, comme dans l’autre, il s’agit de programmes biologiques de survie.

Les forces du bien et les forces du mal.

S’impose alors une évidence contraire à ce que nous enseignent les religions : il n’y a pas deux forces radicalement opposées, les forces du bien et les forces du mal. Il n’y a pas de bien et il n’y a pas de mal, au sens absolu où on nous l’enseigne. Il n’y a pas, d’un côté, l’ami et, de l’autre côté, l’ennemi. Mieux encore, l’adversaire — que les religions monothéistes nous présentent toujours sous les traits du Diable : Lucifer ou même Satan — est aussi nécessaire à notre existence que son contraire, Dieu. Dieu n’existerait pas plus sans le Diable que le Zéro n’existerait sans l’Infini. « Vous dites que Dieu se décompose en lui-même. Mais il ne fait que se peler : il dépouille sa peau morale ! Et vous le reverrez bientôt : par-delà le Bien et le Mal ! » Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

Dans le cas des poissons qui ont été contraints de quitter la mer qui s’était asséchée pour aller vivre sur terre, l’adversaire a d’abord été les poissons les plus gros et les plus forts qui, occupant le centre des eaux les plus profondes et les mieux oxygénées, ont chassé les marginaux et les plus faibles vers les plages, dans les eaux les moins profondes, où ils risquaient l’asphyxie. Les poissons marginaux peuvent donc, à juste titre, considérer les gros poissons, les plus forts et les plus puissants, comme leur plus mortel adversaire. Certes, mais, à cause de cet adversaire, ils ont été contraints de développer des poumons et, lorsque la mer s’est entièrement asséchée, ils ont été les seuls, eux les poissons à double système de respiration, qui ont survécu. A bien y réfléchir, leur adversaire, avec qui ils étaient en conflit et qu’ils ont pu considérer comme un ennemi mortel qui aurait pu les faire mourir, a finalement été leur meilleur allié. Sans lui, jamais ils n’auraient été chassés vers les marges de la mer, sur les plages où ils ont été contraints d’apprendre à respirer au moyen de poumons. C’est grâce à l’ennemi mortel qu’ils ont survécu !

« Respirer ou être asphyxié »

Dès l’instant où les survivants prennent conscience de ce fait, il devient évident que non seulement ils ne peuvent plus considérer l’adversaire comme une force antagoniste radicalement négative, ainsi qu’ils l’ont fait jusque-là, tant qu’ils ont vécu le conflit. Les voici maintenant contraints de comprendre et de reconnaître qu’en définitive s’ils sont, eux les marginaux hybrides, les seuls à avoir survécu, c’est-à-dire à avoir trouvé la solution du conflit « respirer ou être asphyxié », c’est à cause de leur adversaire, dont la force contraire les a contraints à trouver la solution. Ils peuvent même lui dire merci. Dès cet instant, les marginaux hybrides mais survivants ont dépassé le conflit. Non seulement physiquement, parce qu’ils se sont dotés de poumons pour survivre au conflit mais encore mentalement puisque l’adversaire a été la cause même de leur survie.

Nous avons donc là le modèle concret du dépassement du conflit. Comme je l’ai dit (chap. XV), tout ce que nous réalisons, nous ne le réalisons jamais par la grâce de notre énergie créatrice : nous ne le réalisons que par la grâce des forces qui s’opposent à nous, à notre propre énergie créatrice et qui s’incarnent dans nos opposants, nos adversaires, nos ennemis — rarement dans nos amis.

On nous dit qu’il faut rompre avec la médecine conventionnelle. Ce n’est pas avec la médecine qu’il faut rompre, c’est avec l’idée fausse qu’elle nous a inculquée de la « maladie » sans cause qui n’existe pas. Ce qu’il faut, c’est éradiquer, effacer ce mot de « maladie » et comprendre qu’il n’y a que des programmes biologiques de survie et chercher leur cause qui est toujours un conflit.

Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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