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LA MEDITATION

Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 05:33

Le terme méditation (latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le sens d'en approfondir le sens) ou sur soi (dans le sens de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence.

La méditation est au cœur des pratiques du Bouddhisme, duTaoisme, du Yoga, de l'Islam, de la Chrétienté et d'autres formes plus récentes de spiritualité. C'est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l'esprit, des états de conscience modifiés ou l'apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se "familiarisant" avec un objet d'observation : qu'il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l'esprit ou un concept, voire l'absence de concept).

 

Les techniques de méditation sont très diverses. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d'attention: une zone corporelle spécifique ou le déplacement d'une zone à une autre, une perception précise, le vide de tout concept ou vacuité, un objet spécifique pré-sélectionné profane ou religieux, le nom d'une déité ou d'un concept inspirant la paix (mantra), le souffle, un son, une incantation, un koan ou énigme évoquant des interrogations, une visualisation, ou un exercice mental.

Certaines pratiques méditatives,comme celles du yoga ou dutantra, peuvent être rattachées à des religions, d'autres sont indépendantes de tout contexte religieux. La méditation peut être désignée par d'autres appelations : relaxation, concentration, état modifié de conscience, suspension des processus de la pensée rationnelle et logique, et maintien de l’observation de soi

Dans la méditation dite de "la plénitude", par exemple, le méditant se repose confortablement et silencieusement, centrant l'attention sur un objet ou un processus : «... Glissant librement d'une perception à une autre... Aucune pensée, image ou sensation n'est considérée comme une intrusion. Le méditant, avec une attitude vide de tout effort, est invité à explorer l’ici et maintenant. En utilisant l’ouverture panoramique comme point d'ancrage... ce qui ramène le sujet constamment au présent, évitant l'analyse ou l'imagination cognitive concernant le contenu de la conscience, et augmentant tolérance et relaxation du nom secondaire de la pensée processus.»







Allez à la mer !

Comment développer un caractère assez fort pour ne pas être dérangé par quoi que ce soit et ne pas perde mon sang froid ?

Allez à la mer et regardez la mer. Il y a des millions de vagues, mais profondément, dans sa profondeur la mer reste calme et tranquille, dans une méditation profonde. L'agitation est simplement en surface, juste en surface, là où la mer rencontre le monde extérieur, les vents. Autrement, en soi, elle reste toujours la même, pas même une ondulation; rien ne change.
Il en va de même avec vous. Juste en surface, là où vous rencontrez les autres, il y a de l'agitation, de l'inquiétude, de la colère, de l'attachement, de l'avidité, de la luxure. juste à la surface, là où les vents viennent et vous touchent.

Et si vous restez à la surface vous ne pouvez pas changer ce phénomène changeant; il restera là.

De nombreuses personnes essayent de le changer , à la périphérie. Elles se battent avec cela, elles essayent de ne pas laisser monter une vague et du fait même de leur combat, montent encore plus de vagues, car lorsque la mer se bataille avec le vent, il y aura encore plus d'agitation. Non seulement le vent aide, mais la mer aidera également; il y aura un énorme chaos à la surface.
Tous les moralistes essayent de changer l'homme à sa périphérie. Votre caractère est à la périphérie. Vous ne venez pas au monde avec un caractère, vous y venez absolument sans caractère, telle une feuille blanche et tout ce que vous appelez votre caractère est écrit par les autres; vos parents, la société, les enseignants, les enseignements. Tous sont des conditionnements. Vous venez en tant que feuille blanche et quoi que ce soit qui est écrit sur vous vient des autres. Ainsi, à moins que vous ne deveniez de nouveau une feuille blanche, vous ne connaîtrez pas ce qu'est la nature, vous ne connaîtrez pas ce qu'est Brahmâ, vous ne connaîtrez pas ce qu'est le Tao.
Donc le problème n'est pas de comment avoir un caractère fort, le problème n'est pas, de comment atteindre un état de non colère, de comment ne pas être dérangé; non, le problème n'est pas là.

Le problème est de comment faire passer votre conscience de la périphérie vers le centre.

Alors soudain vous voyez que vous avez toujours été calme. Vous pouvez alors regarder la périphérie depuis une distance et la distance est si vaste, si infinie, que vous pouvez voir comme si cela ne vous arrivait pas à vous . En fait, cela ne vous arrive jamais à vous . Même lorsque vous y êtes complètement perdu, cela ne vous arrive jamais à vous . Quelque chose en vous reste calme, non dérangé, quelque chose en vous restez détaché, quelque chose en vous reste un témoin.
Aussi, tout le problème pour le chercheur est de comment porter son attention de la périphérie vers le centre; de comment fusionné avec ce qui ne change pas et ne pas être identifié avec ce qui n'est juste qu'une frontière. Sur la frontière les autres sont très influents, parce que sur la périphérie le changement est naturel. La périphérie continuera de changer, même la périphérie d'un bouddha change.
La différence entre un bouddha et vous n'est pas une différence de caractère, souvenez-vous en; ce n'est pas une différence de moralité, ce n'est pas une différence de vertu ou de non vertu, c'est une différence dans là où vous êtes enraciné.

Vous êtes enraciné à la périphérie; un bouddha est enraciné au centre.

Il peut regarder sa propre périphérie depuis une distance; lorsque vous le frappez il peut voir cela comme si vous aviez frappé quelqu'un d'autre, parce que le centre est si éloigné. C'est comme s'il est un observateur sur une colline; quelque chose arrive dans la vallée et il peut le voir. C'est la première chose à être comprise.

La deuxième chose; il est très facile de contrôler, il est très difficile de transformer. C'est très facile de contrôler, vous pouvez contrôler votre colère, mais qu'en ferez-vous ? Vous la réprimerez et qu'arrive t-il lorsque vous réprimez une certaine chose ? La direction de son mouvement change, elle sortait et si vous la réprimez, elle rentre à l'intérieur; un simple changement de direction.
Le fait de sortir était bon pour la colère, parce que le poison doit être rejeté. C'est mauvais pour la colère de rentrer à l'intérieur car cela signifie que toute votre structure "corps et mental" sera empoisonnée par elle. Et si vous continuez à faire cela pendant longtemps... comme chacun l'a fait, car la société enseigne le contrôle, pas la transformation.

La société dit: "contrôlez-vous" et du fait de ce contrôle toutes les choses négatives ont été rejetées de plus en plus profond dans l'inconscient et elles deviennent alors un élément constant à l'intérieur de vous. Alors, ce n'est pas que vous soyez parfois en colère et parfois non, vous êtes simplement en colère. Parfois vous explosez et parfois vous n'explosez pas car il n'y a pas de motif ou bien vous devez trouver une raison. Et souvenez-vous que vous pouvez trouver une raison en tout lieu !
Vous êtes en colère. Parce que vous avez réprimé tant de colère, il n'y a maintenant aucun moment où vous n'êtes pas en colère. Parfois vous êtes, au mieux, un peu moins en colère, parfois un peu plus. Tout votre être est empoisonné par la répression.
Vous mangez avec colère et cela a une qualité différente lorsque quelqu'un mange sans colère, c'est magnifique de le regarder car il mange de façon non-violente. Il se peut qu'il mange de la viande mais il mange de façon non-violente. Vous pouvez ne manger que des légumes et des fruits mais si la colère est réprimée, vous mangez de façon violente.

...Cela ira alors dans toutes les directions, dans chaque sphère de votre vie; vous ferez l'amour, mais ce sera plutôt de la violence que de l'amour, il y aura beaucoup d'agressivité. Parce que vous ne vous observez jamais l'un l'autre faisant l'amour, vous ne savez pas ce qui se passe et vous ne pouvez pas le savoir parce que vous êtes pratiquement toujours dans tellement d'agressivité.
C'est pourquoi l'orgasme profond dans l'amour devient impossible, parce que profondément en vous, vous avez peur que si vous vous allez totalement dans le non contrôle, vous pouvez tuer votre femme ou tuer votre bien-aimé, ou la femme peut tuer le mari ou l'amant. Vous avez si peur de votre propre colère ! La prochaine fois que vous fait l'amour, observez; vous ferez les mêmes mouvements que lorsque vous êtes agressif. Observez le visage, ayez un miroir non loin et vous pourrez voir ce qui arrive à votre visage ! Toutes les déformations de colère et de l'agressivité seront là.

...Du fait de la répression, le mental devient divisé. La partie que vous acceptez devient le conscient et la partie que vous niez devient l'inconscient.

Cette division n'est pas naturelle, la division s'opère à cause de la répression et vous continuez de jeter à l'intérieur de l'inconscient tous les détritus que la société rejette; mais souvenez-vous, tout ce que vous jetez à l'intérieur devient de plus en plus partie intégrante de vous-même. Cela va dans vos mains, vos os, dans votre sang, dans vos battements de coeur. Maintenant les psychologues disent que presque quatre-vingt pourcent des maladies sont causées par des émotions réprimées. Tant de crises cardiaques signifient que beaucoup de colère a été réprimée dans le coeur, tant de haine que le coeur en est empoisonné.

Pourquoi ? Pourquoi l'homme réprime t-il tant et devient t-il malade ? Parce que la société vous enseigne à contrôler et non pas à transformer or le chemin de la transformation est totalement différent. Premièrement, ce n'est pas du tout le chemin du contrôle, c'est tout l'opposé.

Première chose: en contrôlant vous réprimez, dans la transformation vous exprimez. Mais il n'est pas nécessaire de l'exprimer envers quelqu'un d'autre car l'autre est simplement sans importance. La prochaine fois que vous vous sentez en colère, allez courir sept fois autour de la maison et ensuite asseyez-vous sous un arbre et regardez où la colère s'en est allée. Vous ne l'avez pas réprimée, vous ne l'avez pas contrôlée, vous ne l'avez pas jetée sur quelqu'un d'autre. Parce qu'en la jetant sur quelqu'un d'autre, une chaîne se créée, car l'autre est aussi fou que vous, aussi inconscient que vous. Si vous la jetez sur un autre et que l'autre est un être éveillé, il n'y aura pas de problème, il vous aidera à la libérer et à passer à travers une catharsis. Mais l'autre est aussi ignorant que vous; si vous lui balancer de la colère il réagira. Il déversera d'avantage de colère sur vous, il est tout autant réprimé que vous l'êtes. Alors la chaîne naît: vous déversez sur lui, il déverse sur vous et vous devenez tous deux des ennemis.
Ne la jetez sur personne. C'est la même chose que lorsque vous avez envie de vomir, vous ne vomissez pas sur quelqu'un. La colère a besoin d'un vomissement. Vous allez à la salle de bain et vous vomissez. Cela nettoie tout le corps, si vous réprimez le vomissement, ce sera dangereux et lorsque vous aurez vomi, vous vous sentirez frais, vous vous sentirez libéré d'un fardeau, déchargé, bien, en bonne santé. Quelque chose n'allait pas dans la nourriture que vous avez absorbée et le corps l'a rejeté. Ne la forcez pas à l'intérieur.

La colère n'est qu'un vomissement mental. Vous avez avalé quelque chose de mauvais et tout votre être psychique veut le rejeter, mais il n'est nul besoin de le déverser sur les autres...

C'est parce que les gens la déversent sur les autres, la société leur dit de la contrôler. Il n'y a aucun besoin de jeter la colère sur quelqu'un. Vous pouvez aller dans votre salle de bain, vous pouvez aller faire une longue marche. Cela signifie que quelque chose à l'intérieur a besoin d'une activité rapide pour que être libéré. Faites simplement un petit jogging et vous sentirez qu'elle est libérée ou prenez un oreiller et frapper le, battez-vous avec l'oreiller, mordez l'oreiller jusqu'à ce que vos mains et vos dents soient relâchées. En cinq minutes de catharsis vous vous sentirez sans fardeau et une fois que vous savez cela, vous ne la déverserez plus jamais sur personne, car c'est absolument stupide.

Ainsi la première chose dans la transformation c'est d'exprimer la colère, mais pas sur quelqu'un d'autre car si vous l'exprimez sur quelqu'un d'autre vous ne pouvez pas l'exprimer totalement. Vous pouvez avoir envie de tuer, mais ce n'est pas possible, vous pouvez avoir envie de mordre mais ce n'est pas possible. Toutefois cela peut être fait à un oreiller. Un oreiller signifie "déjà éveillé", l'oreiller est éveillé, un bouddha. L'oreiller ne réagira pas et n'ira vers aucun tribunal, l'oreiller ne créera pas d'hostilité à votre égard, il ne fera rien. L'oreiller sera content et il rira de vous.

La deuxième chose à se rappeler, c'est être conscient. Dans le contrôle, aucune conscience n'est nécessaire, vous le faîte machinalement, tel un robot. La colère surgit et il y a un mécanisme, soudain votre être tout entier devient étriqué et fermé. Si vous êtes vigilant, le contrôle n'est peut-être pas si facile.
La société ne vous enseigne jamais à être vigilant car lorsque quelqu'un est vigilant il est totalement ouvert. Cela fait partie de la vigilance, l'on est ouvert et si vous voulez réprimer quelque chose et que vous êtes ouvert, c'est une contradiction, cela peut sortir. La société vous apprend à vous enfermer, à vous mettre en cave. Ne permettez même pas une petite fenêtre pour laisser sortir quoi que ce soit.
Mais souvenez-vous, lorsque rien ne sort, rien ne rentre non plus. Lorsque la colère ne peut pas sortir, vous êtes fermé. Si vous touchez une pierre magnifique, rien ne va à l'intérieur, vous regardez une fleur, rien ne va à l'intérieur, vos yeux sont morts et fermés. Vous embrassez une personne, rien ne va à l'intérieur car vous êtes fermé. Vous vivez une vie insensible.

La sensibilité grandit avec la Conscience.

Du fait du contrôle vous devenez terne et mort, cela fait partie du mécanisme du contrôle. Si vous êtes terne et mort alors rien ne vous affecte, comme si le corps était devenu une citadelle, une défense. Rien ne vous affectera, ni l'insulte ni l'amour.
Mais ce contrôle a un prix énorme, un coût qui n'est pas nécessaire. Alors cela devient l'unique effort dans la vie; comment se contrôler et puis mourir ! L'effort même de contrôler prend toute votre énergie et ensuite vous mourez tout simplement. La vie devient une chose morne et morte; d'une certaine façon vous la portez.
La société enseigne le contrôle et la condamnation, parce qu'un enfant contrôlera seulement lorsqu'il estime que quelque chose est condamné. La colère est mauvaise, la sexualité est mauvaise; tout ce qui doit être contrôlé doit être présenté comme un péché à l'enfant, doit ressembler au mal.
Une profonde condamnation entre dans tout ce qui est vivant et la sexualité est la chose la plus vivante qui soit; elle doit l'être ! C'est la source. La colère est aussi l'une des choses les plus vivantes, parce qu'elle est une force protectrice. Si un enfant ne peut pas du tout être en colère, il ne sera pas à même de survivre. Vous devez être en colère à certains moments. L'enfant doit montrer son propre être, l'enfant doit, à certains moments, se tenir debout sur sa propre base; autrement il n'aura aucune colonne vertébrale.

La colère est magnifique, la sexualité est magnifique, mais les choses magnifiques peuvent devenir laides. Cela dépend de vous. Si vous les condamnez, elles deviennent laides, si vous les transformez, elles deviennent divines. La colère transformée devient compassion. car l'énergie est la même. Un bouddha est compatissant; d'où vient sa compassion ? C'est la même énergie qui émergeait dans la colère; maintenant elle ne se déplace plus dans la colère, cette même énergie est transformée en compassion. D'où vient l'amour ? Un Bouddha aime; un Jésus est amour; la même énergie qui émergeait en sexualité devient amour.
Aussi, souvenez-vous, si vous condamnez un phénomène naturel, il devient toxique, il vous détruit, il devient destructif et suicidaire. Si vous le transformez, il devient divin, il devient une force de dieu, il devient un élixir; à travers lui vous atteignez à l'immortalité, à un être immortel. Pour cela une transformation est nécessaire.

Dans la transformation vous ne contrôlez jamais, vous devenez simplement plus conscient.

La colère est là, vous devez être conscient que la colère est là; observez la ! C'est beau phénomène, de l'énergie qui se déplace en vous, vous devenez bouillant ! C'est comme l'électricité dans les nuages. Les gens avaient toujours peur de l'électricité; autrefois, lorsqu'ils étaient ignorants, ils pensaient que cette électricité était Dieu en colère, dans la menace, essayant de les punir, créant de la crainte de façon à ce qu'ils deviennent des fidèles, de façon à ce qu'ils ressentent que Dieu est là et qu'il les punirait.
Mais maintenant nous avons domestiqué ce dieu. Maintenant que dieu circule dans votre ventilateur, dans votre climatiseur, dans le réfrigérateur. Quoi que ce soit dont vous avez besoin, ce dieu le sert. Ce dieu est devenu une force domestique, il n'est plus en colère, il n'est plus menaçant. Par la science une force extérieure a été transformée en amie.
La même chose se passe avec la religion pour ce qui est des forces intérieures.
La colère est comme de l'électricité dans votre corps; vous ne savez qu'en faire. Ou bien vous tuez quelqu'un d'autre ou bien vous vous tuez vous-même. La société dit que si vous vous tuez c'est bien, c'est votre problème, mais ne tuez personne d'autre et pour ce qui est de la société, c'est bien ainsi. Ainsi, vous devenez donc soit agressif soit répressif.
La religion dit que les deux sont dans le faux. La chose nécessaire et fondamentale est d'être conscient et de connaître le secret de cette énergie qu'est la colère, cette électricité intérieure. C'est de l'électricité parce que vous devenez chaud; lorsque vous êtes en colère votre température monte et vous ne pouvez pas comprendre la fraîcheur d'un bouddha, car lorsque la colère est transformée en compassion tout est frais, une grande fraîcheur est là. Bouddha n'est jamais chaud; il est toujours frais, centré, parce qu'il sait maintenant comment utiliser l'électricité intérieure. L'électricité est chaude; elle devient la source de la climatisation. La colère est chaude, elle devient la source de la compassion.

La compassion est une climatisation intérieure. Soudain tout est frais et beau et rien ne peut vous déranger; l'existence toute entière est transformée en une amie. Maintenant il n'y a plus d'ennemis... parce que lorsque vous regardez quelqu'un avec les yeux de la colère, cette personne devient un ennemi; lorsque vous regardez avec les yeux de la compassion, chacun est un ami, un voisin. Lorsque vous aimez, Dieu est partout; lorsque vous haïssez, le diable est partout. C'est votre point de vue qui est projeté sur la réalité.

La Conscience est nécessaire, pas la condamnation et par la Conscience une transformation se produit spontanément.

Si vous prenez conscience de votre colère, une compréhension pénètre. Le simple fait d'observer, sans jugement, sans dire c'est bien, sans dire c'est mal, une simple observation dans votre ciel intérieur. Il y a des éclairs, la colère, vous vous sentez bouillant, tout le système nerveux est secoué et vous sentez un tremblement partout dans le corps; c'est un beau moment, parce que lorsque l'énergie fonctionne, vous pouvez l'observer facilement; lorsqu'elle ne fonctionne pas vous ne pouvez pas l'observer.
Fermez vos yeux et méditez sur cela. Ne vous battez pas, regardez simplement ce qui se passe; le ciel entier rempli d'électricité, d'éclairs; tant de beauté. Couchez-vous simplement sur la terre et regardez le ciel, observez. Puis faites alors de même intérieurement.
Les nuages sont là, parce que sans nuages il ne peut y avoir d'éclairs, des nuages sombres sont là, les pensées. Quelqu'un vous a insulté, quelqu'un a ri de vous, quelqu'un a dit ceci ou cela... de nombreux nuages, des nuages sombres dans le ciel intérieur et beaucoup d'éclairs. Observez ! C'est une belle scène, épouvantable aussi, car vous ne comprenez pas. C'est mystérieux et si le mystère n'est pas compris alors cela devient épouvantable et vous en avez peur. Chaque fois qu'un mystère est compris, il devient une grâce, un cadeau, car maintenant vous avez une clef et avec les clefs vous êtes le maître.

Osho, Extrait de: Beyond Enlightenment

Par Hugues Febvray - Publié dans : LA MEDITATION
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 11:36

Comment méditer en pratique ?

 

Il s’agit d’apporter des éléments plutôt d’ordre technique pour aborder la méditation. Ils sont souvent enseignés par les maîtres authentiques. Si l’on a le mérite de recevoir ces directives de la bouche d’un maître, cela est bien sûr meilleur. L’auteur du site a pour motivation d’aider à « goûter » à la méditation en diffusant des points essentiels.

Avec le temps, peut-être que l’aspirant prendra vite conscience des bienfaits qui découlent de la méditation dont par exemples :

 

- Un esprit détaché des problèmes quotidiens

- Des distractions minimisées

- Un esprit apaisé

- Un sommeil paisible

 

Certaines conditions devraient être remplies pour méditer :

 

- un endroit calme (utiliser la musique est un moyen qui peut relaxer mais pas une méditation réelle), couper toutes distractions

- s’assurer de ne pas être trop fatigué et opter pour le matin très tôt (l’esprit est plus reposé)

- porter des vêtements amples

- s’efforcer d’établir une continuité dans le temps en intégrant de la place dans l’agenda quotidien

 

Le corps

 

- Garder le dos droit, cela est très important

- Essayer d’être physiquement décontracté et à l’aise (en portant attention à la respiration par exemple) sans trop bouger

- Garder la tête droite, légèrement penchée vers l’avant, les dents séparées, le bout de la langue touche le haut du palet

- Les yeux de préférence légèrement ouverts

- Les épaules relâchées et les mains peuvent être posées sur les genoux

- Les jambes en position du Lotus si possible, mais peuvent aussi être simplement croisées. D’autres positions sont possibles comme s’agenouiller ou s’asseoir sur un siège. Dans ce cas, le dos doit rester bien droit sans appui arrière, en posant bien à plat les pieds sur le sol

- Essayer de respirer du ventre et non de la poitrine

- Toujours penser que la posture doit favoriser la méditation et non devenir un obstacle

 

Le Bouddha enseignait lui-même à un de ses disciples qui avait des problèmes avec sa posture de s’allonger sur le dos sur un lit, et rapidement il fit des progrès. Cependant, cela n’est pas conseillé pour tous !! Le Bouddha est seul omniscient.

 

L’esprit
 

- Il faut être détendu mais en même temps attentif et ‘éveillé’ : trouver l’équilibre n’est pas facile

- Il faut devenir un observateur aiguisé de son propre esprit et de ses propres pensées.

 

Dans « Réflexions sur un lac de montagne » (un livre anglais) de Ani Tenzin Palmo, il est dit ceci :

« Tandis que nous commençons à développer l’attention à l’esprit, l’esprit lui-même apparaît se diviser en deux parties. Un nouvel aspect de l’esprit se lève. Ceci se réfère variablement au témoin, au chercheur, au connaisseur ou à l’observateur. Il est témoin sans jugement et sans commentaire. En même temps qu’arrive le témoin, un espace apparaît au sein de l’esprit. Ceci nous permet de voir des pensées et des émotions comme de simples pensées et émotions, plutôt qu’en tant que ‘moi’ ou ‘mien’. Quand les pensées et les émotions ne sont plus regardées comme ‘moi’ ou ‘mien’, nous commençons à avoir le choix. Certaines pensées et émotions sont utiles, ainsi nous les encourageons. D’autres ne le sont pas, ainsi nous les laissons partir. Toutes les pensées et les émotions sont reconnues et acceptées. Rien n’est supprimé. Mais, maintenant, nous avons le choix de la façon de réagir. Nous pouvons donner de l’énergie à certaines, lesquelles sont utiles et habiles et retirer de l’énergie à d’autres qui ne le sont pas »

Les pensées et émotions positives sont par exemples, l’amour bienveillant ou la compassion.

 

La session

 

- Essayer de s’accorder un laps de temps auquel il serait bon de se tenir pour établir une continuité. Néanmoins, il faut arrêter dès que la fatigue apparaît.

- Développer la motivation et effectuer les prières données sur la page ‘Méditations de base’

- Faire une méditation sur la respiration pour calmer et éclaircir l’esprit au préalable

- Dans le cas d’une méditation analytique (réflexion), choisir un objet ou un sujet puis s’y tenir sans changer

- Ne pas oublier la dédicace

 

En résumé, la méditation en premier lieu aide à se transformer soi-même en la personne que nous souhaitons être (ultimement un Bouddha pour le bouddhiste). Ne pas espérer de grandes  expériences.   

 

 

« S’il  y a une chose que vous voulez réellement connaître, alors vous voulez réellement écouter votre propre sagesse. Vous savez, la méditation est l’apprentissage pour écouter votre propre sagesse, et donc vous pouvez voir. Je pense que la raison pour laquelle la méditation est si étonnement importante, est que d’une certaine façon, notre monde inconscient est beaucoup plus gros. Il est énorme, universel, et nous ne le comprenons pas. La méditation permet à ce monde d’être léger et connaissable, compréhensible. Ceci est la raison pour laquelle la méditation est si importante. Normalement, nous sommes entièrement assujetti par l’esprit conventionnel égotiste, ne permettant pas à l’esprit fondamental de fonctionner. Ceci est la raison pour laquelle on devrait avoir confiance, réellement … à travers l’expérience, on a confiance en son propre parcours spirituel. »   
LamaThubten Yesh

Par dijonreiki - Publié dans : LA MEDITATION
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:26

Méditer, c'est se soigner

Dr Frédéric Rosenfeld
Les arènes, 2007
350 pages

Synopsis

Dans les traditions orientales, méditer est une médecine du corps et de l'esprit. Aujourd'hui, les scientifiques nous apportent la preuve que la méditation agit bien sur le cerveau et qu'elle met en oeuvre des mécanismes réparateurs ou préventifs. Dans de nombreuses cliniques aux États-Unis et en Europe, les psychiatres utilisent la méditation pour réduire le stress, l'anxiété et prévenir la rechute dépressive et l'insomnie. En médecine, les bénéfices de la méditation sur les maladies cardiovasculaires, les douleurs chroniques et les maladies psychosomatiques sont reconnus. On a même observé ses effets anti-vieillissement. Le docteur Rosenfeld nous initie aux découvertes révolutionnaires des médecins et des scientifiques. Dans ce livre accessible à tous, il nous donne des clés pour une méditation laïque, adaptée à chacun, qu'il s'agisse de yoga, de zen, de tai-chi ou d'autres pratiques. Méditer, c'est se soigner. À nous de devenir les acteurs de notre bien-être.

Commentaire

Les divers mécanismes par lesquels la méditation apporte des bienfaits physiques et psychologiques, l'auteur les connaît sans doute tous. C'est que, médecin psychiatre, mais aussi méditant sérieux, il semble avoir tout exploré du sujet. S'il a pu amplement observer ces bienfaits dans sa propre pratique et auprès de certains de ses patients, il connaît également la littérature scientifique sur la méditation - assez abondante maintenant. Ce qui lui permet d'affirmer qu'elle peut nous aider à mettre en place ces mécanismes d'autoguérison devant le stress, l'anxiété et de nombreuses maladies, dont celles touchant les systèmes respiratoire, cardiovasculaire ou immunitaire, mais aussi toutes sortes de problèmes de peau, la boulimie, les troubles du sommeil, etc.

La méditation - qui n'est pas qu'un mode thérapeutique - peut paraître trop étrange ou complexe pour qui ne la connaît pas, rendant du coup ses bienfaits trop abstraits. Or, le grand mérite de ce livre exceptionnel est la connaissance très fine qu'a l'auteur de l'univers de la méditation - dont ses diverses approches comme vipassana et le zen -, mais aussi la manière à la fois concrète et riche qu'il a d'en parler. Quant à la dimension scientifique de la chose, il trouve les mots pour la dire. Il raconte comment, par exemple, la méditation stimule le développement de certaines aires du cerveau, tel le « sulcus préfrontal droit », qui joue un rôle dans la façon dont nous intégrons nos émotions et nos pensées aux quotidiens. On ne sait peut-être pas assez que la compréhension des messages émotionnels du corps est indispensable, vu que « les émotions ont un impact bien plus puissant sur nos pensées que l'inverse ».

Loin d'entraîner une certaine « déconnection » d'avec le monde, la méditation, affirme l'auteur, est le meilleur moyen de se défaire de l'emprise despotique de la pensée et de vivre l'instant présent dans toute sa « luxuriante densité » - et cela, dans un meilleur état de bien-être et de santé. Mentionnons que ce livre est accessible à tous et que les méditants y trouveront une occasion de mieux comprendre leur pratique.

 

Lucie Dumoulin

Extrait

Des économies d'énergie

Depuis les années 1960, des dizaines d'études convergent vers cette constatation : la méditation diminue la consommation d'oxygène et la combustion de l'énergie par le corps. L'un des indices physiologiques de la moindre consommation d'énergie, c'est la fréquence respiratoire. Si les méditants entraînés en zen respirent en général quatre ou six cycles par minute [population générale : 12 à 20], dans les états de transe poussés, le rythme respiratoire peut descendre exceptionnellement jusqu'à un cycle par minute (!), en même temps que la consommation d'oxygène peut chuter de plus de 50 %. En règle générale, cette prouesse respiratoire résulte d'un allongement de la période d'expiration. De façon étonnante, ce ralentissement finit pas exister chez le méditant expérimenté, même en dehors de ses moments de recueillement : le calme de la respiration devient une habitude. Mieux encore : l'effet de l'ancienneté de la pratique du zen sur la respiration a été étudié par une équipe - japonaise, bien sûr. Elle révéla que plus l'on cumulait d'heures, voire de mois ou d'années de zazen, plus le rythme respiratoire au repos était lent.

Pour autant, le fait de moins respirer est-il bon pour la santé? Disons « oui » de façon indirecte : une respiration basse est l'indice d'une moindre dépense d'énergie globale dans l'organisme. Ensuite, ainsi que nous l'avons vu avec la réponse de relaxation de Benson, une fréquence respiratoire basse est aussi l'indice d'une activation de notre système nerveux parasympathique, c'est-à-dire d'un état de repos physiologique : en même temps que notre souffle est calme, notre coeur est calme, notre tension artérielle est épargnée, et tout un ensemble de mécanismes corporels qui concourent à notre santé s'active (abaissement des hormones de stress, phénomènes immunitaires, etc.).

 

Ce texte est tiré de Méditer, c'est se soigner, du Dr Frédéric Rosenfeld, Éditions Les arènes, France, 2007, pages 207-8.

Par dijonreiki - Publié dans : LA MEDITATION
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