La première crème antirides à base de foetus humain fait polémique aux Etats-Unis et
en Europe, selon le journal Le Parisien.
Car ces cellules proviennent d'un foetus avorté, d'où les foudres des associations catholiques "pro life" américaines et européennes. Le produit n’est pas autorisé à la vente en Europe mais on
peut facilement l'acheter via le Web, pour environ 90 €. Le fabriquant explique qu'une patiente a fait don de quelques cellules de peau de son foetus, après un avortement. Les cellules ont été ensuite reproduites en laboratoire.
« En opérant des foetus in utero, les chercheurs se sont rendu compte qu’une fois nés, les bébés n’avaient ensuite aucune cicatrice", explique le fabriquant, cité par Le Parisien. "Ils
se sont donc dit que les cellules de foetus devaient avoir des vertus régénératrices qui pouvaient servir à soigner les grands brûlés."
D'où la mise au point par une équipe de scientifiques d'une crème pour des patients gravement atteints.
Mais il y a probablement plus à gagner en passant des soins des grands brulés aux cosmétiques ; un laboratoire privé, Neocutis, a donc commercialisé cette première crème antirides à base
de cellules foetales, uniquement aux Etats-Unis et en passant par le corps médical.
Le Parisien indique ensuite que le généticien français Axel Kahn ne se dit pas choqué par ce nouveau produit. Il rappelle que l'industrie cosmétique a longtemps utilisé le placenta humain (considéré comme un déchet opératoire), avant d'y renoncer en raison des possibles risques de transmissions de virus. Les cellules de foetus ou de placenta n’ont rien à voir avec les cellules souches embryonnaires, selon lui. L'embryon est un être humain en puissance, alors que les cellules en question sont des cellules de peau d'un foetus.
Tout ceci est bel et bon ; mais réussirai-je à me mettre sur la figure une crème dans laquelle il y aurait une quantité infinitésimale de cellules provenant de la peau d'un foetus humain ? Je
ne crois pas. Je n'ai du reste aucune envie d'essayer. Et vous ?