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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 08:06
La symbolique des arbres
Texte de Pierre-Émile Rocray, ingénieur forestier et responsable de la Maison
de l'arbre du Jardin botanique de Montréal
Communication présentée en février 1997 dans le cadre des déjeuners-causeries de la
Société de l'arbre du Québec
L'Homme accorde souvent à ses rêves ainsi qu'aux phénomènes, objets ou faits qu'il observe
autour de lui, ne serait-ce que par leur forme ou par leur nature, des associations d'idées
spontanées ou des correspondances analogiques avec quelque chose d'abstrait ou d'absent.
Ce sont ces correspondances ou ces associations qu'on appelle "symbole". Il s'agit souvent
d'objets ou d'images qui évoquent parfois, dans notre imaginaire, des valeurs magiques,
mystiques, divinatoires et surnaturelles. Lorsque l'analogie est naturelle avec l'objet auquel elle
se rapporte, le symbole est habituellement plus facile à saisir.
L'Arbre n'a pas échappé aux règles du sens et de la signification car il renferme à lui seul des
thèmes symboliques parmi les plus riches et les plus répandus. On peut distinguer chez lui
plusieurs interprétations symboliques qui gravitent à peu près toutes autour de l'idée du Cosmos
vivant, autour de notre planète en perpétuelle régénérescence. En effet, sa nature cyclique (p.
ex. mort et régénération des organes, des individus, d'un peuplement ou d'une forêt entière;
changements dans le feuillage au fil des saisons) en fait un symbole par excellence de la vie en
pleine évolution. De plus, sa verticalité aérienne et souterraine ne symbolise-t-elle pas
l'ascension vers le ciel et la descente aux enfers?
Notre perception visuelle ou imaginaire de l'Arbre répond peut-être à celle de son mystère en
nous. Parce qu'il participe entre le visible et l'invisible, que ce soit physiquement ou par
abstraction, l'Arbre impose un questionnement éternel. Sa puissance ou sa fragilité sont la
nôtre. Être comme un arbre, n'est-ce pas être fort et solide comme un chêne. Juste le fait de
penser que l'on puisse épouser son tronc et ses feuilles, constitue autant d'invitations à épouser
notre corps, notre énergie intérieure et nos pensées.
L'Arbre représente donc notre destin soudé dans une seule vie, et pourtant divergent en mille
branches. Nous ne pouvons échapper à l'Arbre pas plus qu'à nous-mêmes. Si l'Arbre est notre
reflet, c'est qu'il nous ressemble dans sa diversité la plus extrême. À cet égard, la façon dont
nous entretenons les arbres et les forêts ne correspond-t-elle pas à l'image que nous avons de
nous-mêmes comme société? À l'image que nous offrons aussi aux étrangers qui viennent nous
visiter?
Notre attachement à l'Arbre, c'est l'attachement et le désir qui nous nouent littéralement à cette
planète: comme si notre destin ou notre présence sur la Terre consistait précisément à
comprendre ce qu'il y a d'étrange et d'inexprimable dans nos enracinements. C'est-à-dire être
capables de vibrer sous le vent, de nous courber dans la tempête et de résister sans briser,
d'entendre ou sentir la vibration entre le Ciel et la Terre et de percevoir l'énergie formidable qui
monte et descend entre les racines et la cime de l'Arbre.
L'Arbre met en relation les trois niveaux du cosmos que sont le souterrain, la surface et le milieu
atmosphérique. Ses racines fouillent effectivement les profondeurs cachées du sol dans lequel
elles se développent. Près de la surface, on retrouve son tronc et ses branches maîtresses et,
enfin, dans les hauteurs cosmiques ou atmosphériques se balancent ses branches et ses
ramures. L'Arbre réunit donc à lui seul tous les éléments, à savoir l'eau circulant dans sa sève,
la terre envahie par ses racines, l'air pénétrant par ses feuilles et le feu jaillissant de son bois.
En Chine, on considère d'ailleurs le bois comme un cinquième élément en soi.
L'arbre de vie
L'Arbre est universellement considéré comme un symbole des rapports qui s'établissent entre le
ciel et la terre. En ce sens, il possède un caractère central au point de faire de l'Arbre du monde
un synonyme de l'Axe du monde: un ferme soutien de l'univers, un lien entre toutes les choses
et un support de la terre habitée.
Ainsi en est-il en Chine de l'Arbre Kien-Mou dont les Dieux, les esprits et les âmes empruntent
le chemin dressé au centre du monde, puisqu'il possède neuf branches et neuf racines avec
lesquelles il touche aux neuf cieux, c'est-à-dire aux neuf sources de vie. C'est par lui que
montent et descendent les souverains: ces médiateurs entre le Ciel et la Terre. L'Arbre central
qui, du cosmos jusqu'à l'Homme, couvre tout le champ de la pensée par sa puissance et sa
présence, c'est l'Arbre de vie puisqu'il est chargé de forces sacrées dû au fait qu'il est vertical et
qu'il se régénère, meurt et renaît d'innombrables fois.
La Bible mentionne que les arbres sont créés au troisième jour, c'est-à-dire avant la vie animale
qui apparaît au cinquième jour et la vie humaine, au sixième jour. Il paraît que l'Arbre de vie qui
se trouvait au centre du Paradis terrestre, possédait douze fruits: un chiffre symbolique qui est
signe d'un renouvellement cyclique. Cet Arbre de la Connaissance ou de la Science du Bien et
du Mal, était l'instrument de la chute d'Ève et d'Adam; comme l'Arbre de vie sera plus tard celui
de leur rédemption par le biais de la crucifixion de Jésus.
À propos des aïeuls du genre humain, il est intéressant de constater que c'est par l'entremise de
l'Arbre qu'ils ont pris conscience de leur vulnérabilité face à Dieu, et que c'est avec les feuilles
d'un arbre qu'ils cachèrent leur nudité pour la première fois. Ces organes auraient-ils donc servi
de premier vêtement pour la race humaine, bien avant la fourrure et d'autres fibres végétales?
Le parallèle entre l'Arbre de vie et l'évolution biologique fait de l'Arbre un symbole de fertilité
dont on peut encore observer des témoignages de nos jours. En effet, les jeunes femmes de
certaines tribus iraniennes s'ornent parfois le corps d'un arbre tatoué dont les racines partent de
leurs sexes et dont les frondaisons aboutissent aux seins. Une très ancienne coutume du bassin
Méditerranéen et de l'Inde, fait en sorte qu'il est possible d'apercevoir, isolés dans la campagne
et près d'une source, des arbres couverts d'une floraison de mouchoirs rouges, que des femmes
stériles ont posé à leurs branches pour conjurer leur sort.
Mais le symbolisme de l'Arbre est ambivalent en ce qui a trait au sexe. Au plan du monde
phénoménal, le tronc dressé vers le ciel, symbole de force et de puissance solaire, serait le
Phallus ou l'image archétypale du père. C'est particulièrement le cas des arbres au port fastigié
qu'il est inutile de nommer. De son côté, l'arbre creux ou celui au feuillage dense et enveloppant
dans lequel nichent les oiseaux, et qui se couvre périodiquement de fruits, évoque l'image
archétypale et lunaire de la mère fertile. D'ailleurs, dans les légendes des peuples, l'abondance
des arbres-pères et des arbres-mères conduit à l'arbre ancêtre dont l'image, dépouillée peu à
peu de son enveloppe mythique, représente aujourd'hui l'arbre généalogique. L'Arbre est
presque toujours associé à la naissance, à la généalogie ou à des cycles antérieurs de vie des
individus et des communautés. C'est peut-être ce qui explique qu'on le plante aujourd'hui pour
commémorer la naissance et la mort d'un être cher.
L'Arbre de la Boddhi sous lequel, paraît-il, Bouddha atteignit l'illumination, est aussi un Arbre de
vie. Une inscription sur l'un des nombreux temples d'Angkor, mentionne que ses racines sont
Brahmâ, ses branches Vishnu et son tronc Shiva. Or, Brahmâ est une des principales divinités
hindou. Il a été le premier dieu créé et il est le créateur de toute chose. Vishnu représente le
principe même de la création du monde et Shiva, le dieu de la destruction. Nous revenons donc
à la représentation de l'Arbre de vie chez l'hindou. L'association de l'Arbre de vie avec le divin se
retrouve évidemment dans les traditions chrétiennes, ne serait-ce que par l'Arbre de la première
ou de la nouvelle Alliance, par l'Arbre de vie de la Genèse ou par l'Arbre de la croix. Le symbole
de la Croix érigée sur une montagne, au centre du monde, ramène entièrement l'image antique
de l'Arbre cosmique.
En Orient comme en Occident, l'Arbre de vie est souvent renversé. Cette conception serait
attribuable au rôle du soleil et de la lumière dans la croissance des êtres, puisque le haut est
source de vie et le bas l'endroit où l'Homme s'efforce de la faire pénétrer. La vie vient du ciel et
pénètre dans la terre. Il est à remarquer que cette conception signifie que ses racines sont le
principe même de la manifestation et ses b ranches, la manifestation qui s'épanouit.
Le culte des arbres
L'Arbre cosmique est fréquemment représenté sous la forme d'une essence particulièrement
majestueuse telle le Chêne celtique, le Tilleul germanique, le Frêne scandinave, l'Olivier de
l'orient, le Mélèze et le Bouleau de l'hémisphère nord... Ce sont souvent des arbres réputés pour
leur longévité, leur dimension ou leur blancheur lumineuse.
Le culte des arbres nous amène à nous interroger sur les raisons qui conduisent les peuples
vers l'adoption d'une espèce particulière pour en faire un arbre emblème, comme c'est le cas
avec l'Érable à sucre du Canada, le Bouleau jaune du Québec... L'Arbre ne représente-t-il pas
alors plusieurs symboles aux yeux d'une collectivité? L'emblème exige toutefois un effort
d'intelligence pour être bien compris ou saisi du premier regard, car il peut associer plusieurs
idées différentes.
Le Chêne
Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le Chêne est investi de privilèges accordés à la
divinité suprême parce qu'il attire la foudre et symbolise la majesté. En tout temps et en tout lieu,
le Chêne est synonyme de force et de solidité. C'est du moins l'impression qu'il laisse quand il
atteint sa maturité. Ne soyons donc pas étonnés d'apprendre que les termes "chêne" et "force"
se traduisent en latin par le même mot: robur, symbolisant autant la force morale que physique.
C'est auprès d'un Chêne qu'Abraham reçut les révélations de Yahvé. Son rôle axial en faisait un
instrument de communication entre le Ciel et la Terre. D'après Pline l'Ancien, lequel s'appuie sur
l'analogie du grec (drûs), le nom des druides est en relation étymologique avec le nom de
Chêne, d'où la traduction hommes de Chêne.
Adoré par les Celtes, le Chêne représentait pour eux l'emblème de l'hospitalité et l'équivalent
d'un temple. Ils croyaient ces arbres habités par des nymphes, d'où la création de mesures
sévères pour condamner ceux qui les abattaient sans nécessité. Un abattage autorisé
conduisait vers des rituels religieux pour permettre aux nymphes de se retirer de l'arbre avant sa
chute, afin d'éviter leur vengeance.
L'Acacia
On dit que l'arche d'alliance était en bois d'Acacia plaqué d'or, et que la couronne d'épines du
Christ provenait de ce même arbre. Dans la pensée judéo-chrétienne, cet arbuste au bois dur et
presque imputrescible, aux épines redoutables et aux fleurs arborant les couleurs du lait et du
sang, est un symbole de renaissance et d'immortalité.
Le Peuplier
Cet arbre propre à l'hémisphère boréal tire son nom du mot latin Populus et de l'ancien français
Poplier, deux termes qui signifient Peuple. La légende dit que c'est l'Arbre du peuple puisque ce
serait sous des Peupliers que celui-ci prenait autrefois des décisions importantes.
L'Aubépine
On accordait à cet arbre des pouvoirs permettant de détourner la foudre, de conserver la viande,
d'empêcher de faire tourner le lait et d'éloigner les serpents; d'où des plantations fréquentes
d'Aubépines à proximité des granges et des étables.
Le Saule
Une croix faite avec deux rameaux de Saule, que l'on jetait dans l'eau d'une source sacrée,
permettait de connaître l'imminence ou non de sa mort. Une croix flottante annonçait une mort
certaine dans les mois suivants. Celle-ci était cependant éloignée si la croix coulait; plus
éloignée encore si elle atteignait rapidement le fond de l'eau. Le phénomène apparaît toutefois
contradictoire quant à la mort associée à la flottaison plutôt qu'à la disparition de la croix.
L'Amandier
Signe de la renaissance de la nature, cet arbre à la feuillaison printanière est aussi un symbole
de fragilité car ses fleurs, ouvertes dès l'arrivée du printemps, sont sensibles au gel tardif. Chez
les Grecs, l'amande pressée était comparée à la semence de Zeus, en tant que puissance
créatrice. On affirme même que l'Amandier remonte directement à ce Dieu et que son fruit peut
féconder une vierge indépendamment de l'union sexuelle. Selon une croyance qui tient encore
en Europe, la jeune fille qui s'endort sous un Amandier en rêvant à son fiancé, peut
soudainement se réveiller enceinte.
Le Bouleau
La littérature est peu bavarde sur la symbolique du Bouleau. Pourtant, les chamans de la Sibérie
vantaient les vertus thérapeutiques de cet arbre des régions froides et tempérées. Ils
n'hésitaient pas à monter dans ses branches pour mieux entrer en contact avec les Dieux de
l'autre monde.
On peut également s'interroger sur les raisons inconscientes qui font autant apprécier le
Bouleau comme arbre d'ornement, une essence qui, pourtant, ne possède pas une grande
espérance de vie et qui, mis à part sa beauté esthétique, offre plus d'inconvénients que
d'avantages en ornementation. S'agit-il de sa blancheur, un symbole de pureté, ou de l'extrême
finesse de sa ramure qui rend cet arbre si attirant?
Le Cyprès
Cet arbre sacré chez de nombreux peuples, grâce à sa longévité et à sa verdure persistante, est
également nommé "Arbre de vie", à l'instar du Thuya. Chez les Grecs et les Romains, le Cyprès
est en rapport avec les divinités de l'enfer. Il est l'arbre des régions souterraines, d'où sa
présence remarquée dans plusieurs cimetières du bassin de la Méditerranée.
Le Pommier
Le Pommier se trouve au centre de plusieurs croyances, dont celles de procurer la sagesse,
d'améliorer les connaissances et d'acquérir l'immortalité. Son fruit est identifié depuis très
longtemps comme un fortifiant et comme un remède préventif contre la maladie. À cet effet,
souvenons-nous du vieux proverbe anglo-saxon: "An apple a day keeps the doctor away".
Le Sapin
On dit que le Sapin empêchait la foudre de tomber et conjurait les mauvais sorts. En Allemagne,
on flagellait autrefois les femmes durant le mardi gras, avec des branches de cet arbre, dans le
but de leur permettre d'avoir des enfants.
L'Olivier
La richesse symbolique de cet arbre est abondante: récompense, purification, force, paix,
victoire, fécondité. Consacré à la Déesse grecque Athéna, l'Olivier l'était également au Dieu
romain Jupiter. Comme symbole de paix, il faut se rappeler que vers la fin du déluge, une
colombe rapporta une branche d'Olivier vers l'arche de Noé. Selon une vieille légende, la croix
du Christ était fabriquée de Cèdre et d'Olivier. Dans le langage du Moyen-âge, cet arbre
symbolisait l'or et l'amour.
Le Frêne
À l'instar du Chêne, le Frêne est un symbole de solidité puissante. On en faisait des hampes de
lances. Dans les traditions scandinaves, cet arbre symbolise l'immortalité et sert de lien entre les
trois niveaux du cosmos. Dans les anciens pays baltes, l'homme étourdi et un peu niais est
qualifié de frêne car il est considéré comme aveugle. En effet, ne sachant pas quand vient le
printemps, il reste longtemps dénudé. Tandis qu'à l'automne, craignant de paraître ridicule à
nouveau, il est le premier à se dépouiller rapidement de toutes ses feuilles.
Dans l'Europe nordique, le Frêne est le symbole de la fécondité. Il est perçu comme l'arbre de la
féminité car c'est dans sa ramure qu'une femme peut suspendre certaines amulettes qui font
battre le coeur de l'homme qu'elle désire.
L'Orme
Cet arbre a toujours détenu des pouvoirs surnaturels. Dans la France du Moyen-âge, il était
appelé "l'arbre de la justice" parce que c'était sous sa canopée que les seigneurs et les juges
rendaient leurs jugements. On savait l'Orme capable de guérir diverses maladies cutanées, dont
la lèpre. Les guérisseurs enlevaient des morceaux d'écorce d'Orme pour concocter des
remèdes contre le rhumatisme. On attribue à trois Ormes plusieurs fois centenaires et situés
dans le département de la Somme, le pouvoir d'avoir détourné la peste d'un village de cette
région de la France, alors que des villages voisins étaient sévèrement touchés par le terrible
fléau.
La symbolique de la forêt
La forêt ramène presque toujours, chez la personne qui y pénètre, une notion de différence
entre l'ici et l'ailleurs. Elle marque la limite spatiale entre la colonisation du territoire par l'Homme
et la nature sauvage. La mythologie romaine souligne à cet effet que les Enfers étaient protégés
du monde par la présence de forêts sacrées le long du fleuve Styx, lesquelles furent destinées à
la destruction par des soldats romains. Mais leur violation fut empêchée par des moyens
surnaturels qui terrifièrent les militaires et s'abattirent sur eux.
Au Moyen-âge, les proscrits, les fous, les brigands, les ermites, les lépreux et les persécutés
tenaient refuge dans les forêts de l'Europe du Nord. L'Église, qui cherchait à imposer la Croix,
se montrait tout à fait hostile à cette barrière naturelle et inculte qui servait à abriter les païens.
D'ailleurs, divers conciles tenus à partir de l'an 452 de notre ère, statuaient contre l'adoration
des arbres et considéraient comme sacrilèges les rituels qu'on pratiquait dans ces lieux
sauvages consacrés aux démons.
Pour se faire une idée plus exacte sur l'ampleur des sites de vénération des arbres,
mentionnons qu'un relevé d'arbres vénérés effectué en 1854, dans le département de l'Oise
(France), indique que plus de 250 arbres servaient d'objet de consécration à cette époque-là.
Les forêts sacrées de la préhistoire européenne sont probablement les précurseurs des forêtscathédrales
de la chrétienté. En s'élevant à la verticale vers le ciel et en s'arrondissant de
chaque côté de nous telle une voûte, la cathédrale gothique reproduit visiblement, dans son
intérieur majestueux, les anciens lieux de culte où les grands arbres se rejoignaient dans leurs
cimes. S'agit-il d'une simple coïncidence ou d'un dérivé chrétien d'une correspondance très
ancienne entre les forêts et le domaine des dieux?
Ce sont donc probablement les forêts qui ont été les premiers temples de la Divinité, et les
hommes s'en sont peut-être inspirés pour créer l'architecture. Les Égyptiens se sont d'ailleurs
inspirés du Sycomore, du Figuier, du Bananier et d'autres arbres de l'Afrique pour créer les
énormes piliers retrouvés dans leurs temples, tandis que les Grecs ont produit la gracieuse
colonne corinthienne, ornée d'un chapiteau garni de feuilles, en s'inspirant du Palmier
La symbolique planétaire des grands arbres
Les grands arbres ont un rôle incontournable à jouer sur notre planète car ils sont les gardiens
de la Terre et ce, de nombreuses façons. L'Homme fait partie intégrante de ce qu'ils gardent. En
un sens, on peut symboliquement les considérer comme une école de philosophes charitables
ayant une pureté non humaine et un immense désir de servir l'humanité. Les grands arbres sont
vitaux pour toute forme de vie sur cette planète, car ils règlent partiellement les chutes de pluie
et attirent des radiations internes aussi importantes et nécessaires pour la Terre, que ne l'est
l'eau de pluie.
Les arbres sont parfois les hôtes des espaces magnifiques et des grandes collines gorgées de
soleil et de vent. Ils ont leur propre archétype et leur destinée, lesquels ont été élaborés au
cours des âges, c'est-à-dire depuis près de trois cent millions d'années d'évolution. Les grands
arbres ont aussi leur part du plan divin à accomplir et un travail à faire. C'est d'ailleurs pour cette
raison qu'ils ont été créés. Leur archétype se trouve toujours devant eux, inaccessible et hors de
portée tel une chimère qu'ils poursuivent dans leur croissance et leur épanouissement.
L'Homme contrôle aujourd'hui l'ensemble des forêts du monde, mais il commence à peine à
reconnaître et à découvrir combien elles sont importantes et nécessaires. En recouvrant des
milliers d'hectares d'une seule variété d'arbres à croissance rapide et sélectionnée pour de
simples raisons économiques, l'Homme montre cependant qu'il est inconscient des véritables
besoins de notre planète et qu'il ignore plusieurs rôles exercés par les arbres, dont celui d'être
un merveilleux canal énergétique entre le ciel et la terre.
Il est probable que si l'Homme était comme les grands arbres, c'est-à-dire en harmonie
complète avec l'infini, les forces s'équilibreraient. La Terre a désormais besoin de ce qui lui est
refusé par l'Homme, c'est-à-dire des forces qui descendent et qui remontent par les grands
arbres et qui exercent une influence stabilisante sur la vie des plantes, des animaux et de l'être
humain.
En abattant les grands arbres, la planète entière risque de devenir incapable de fonctionner, de
se dessécher et de mourir. L'Homme se dépouille effectivement d'une certaine partie de luimême
et de son héritage quand il dénude le sol des grands arbres. Ces derniers ne sont donc
pas en accord avec cette partie de l'humanité qui pille la Terre, et jamais ni nulle part le fossé
entre l'Homme et les grands arbres n'a été plus accusé que dans les endroits où les vieux
arbres ont été abattus avec insouciance. Les grands arbres agissent comme une peau
protectrice de la Terre, et dans cette peau ils amènent les changements nécessaires. Leur gloire
s'élève comme le parfum d'une fleur et bénit tous ceux qui viennent se reposer dans leur aura et
dans leurs forêts. Les grands arbres, gardiens enracinés de la surface, transmetteurs vers la
Terre, par le sol, des forces les plus élevées, ont un don à faire à l'Homme en cette ère de
vitesse, d'urgence et d'intense activité: un don de calme, de force, d'endurance, de gloire et
d'harmonisation raffinée. En somme, tout ce qui est grandement nécessaire dans notre monde
actuel. Les grands arbres sont des expressions de l'Amour pour la vie; expressions
d'abondance, d'unicité et de relations communautaires, voire planétaires.
Bibliographie
Chevalier, J. et A. Gheerbrant. 1969. Dictionnaire des symboles. Édition Robert Laffont/Jupiter,
1060 p.
Hirsh, C. 1987. Les symboles. L'Arbre. Éditions du Félin.109 p.
Maclean, D. 1980. La voix des anges. Éditions Le Souffle d'Or.188 p.
Paquet, B. 1996. L'arbre et sa symbolique historique.
Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 07:37
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 06:06
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 12:18
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 09:30
Dis-moi ce que tu manges…


… Je te dirai qui tu es! C'est à peu de
choses près ce que dit une nouvelle théorie
sur le sens des désirs alimentaires.
A consommer… avec modération!

Vous adorez les tomates? Vous avez une imagination débordante. Vous ne supportez pas l'alcool? Vous avez peut-être des difficultés à regarder la vérité en face. C'est ce qui ressort de la théorie sur le sens des désirs alimentaires d'Olivier Soulier, un médecin, homéopathe et acupuncteur français.
Pour l'élaborer, celui-ci s'est basé sur sa propre pratique, mais aussi sur la symbolique des aliments, leur histoire et leur mythologie depuis l'Antiquité. «Les homéopathes savent que les désirs et les aversions alimentaires sont révélateurs de la personnalité, explique-t-il. Chaque aliment a une valeur physique, psychologique, symbolique et énergétique. Le corps sent, de manière innée ou par apprentissage selon les cas, l'effet que cet aliment-là lui fait. Pour maintenir notre équilibre physique et psychologique, nous avons besoin d'un certain nombre de minéraux, de protéines, de lipides, d'acides gras… Quand nous avons un déficit à l'un de ces niveaux, notre organisme appelle un aliment qui les contient. Dans ma pratique, je constate que les coïncidences entre nos envies alimentaires et notre vécu intérieur se vérifient.» 
D'où l'intérêt d'observer quels aliments on aime (ou déteste: les deux aspects renvoient à la même question), ceux qui nous laissent indifférents (cela peut vouloir dire que la question ne nous concerne pas), ce dont on a envie ou pas, et comment ces envies évoluent au cours du temps. Sans trop généraliser cependant. «Il faut prendre ces informations comme de simples indicateurs, met en garde Olivier Soulier. Elles disent de quoi le corps a besoin pour aller bien; il ne faut cependant pas se laisser enfermer dans une interprétation. Mieux vaut suivre son ressenti.» Une leçon à retenir en tout cas: faites confiance à vos envies. Celles-ci révèlent les messages que votre corps veut vous transmettre.  

Sucré/salé
Certaines personnes sont plus sucrées, d'autres, plus salées. Le sucre est symbole de douceur, de dépendance. «Au début de notre vie, explique Olivier Soulier, l'œuf fécondé tombe dans la paroi de l'utérus, gorgée de sucre. Toute notre vie, on va chercher ce sucre initial. D'abord dans le lait maternel, puis peu à peu avec nos propres ressources. C'est le symbole du passage de la dépendance à l'autonomie. Les gens sucrés sont souvent dans une forme de dépendance et recherchent une forme de douceur.» Le sel, lui, symbolise la civilisation, la compréhension du monde, l'ouverture, le détachement. «On a déjà remarqué, note Olivier Soulier, des enfants qui, confrontés à des drames, éprouvaient le besoin de manger du sel à la petite cuillère.»    

La viande
Elle fait partie de notre alimentation de base, et ce depuis nos ancêtres chasseurs. «Elle nous ramène à notre force de base, suggère Olivier Soulier. Elle nous permet de conquérir notre territoire, d'avoir la force d'être soi-même sans agressivité.» Vous avez une soudaine envie de viande? Il se peut que vous ayez besoin de retrouver des forces pour gérer votre agressivité ou pour retrouver vos racines. Vous adorez la viande crue (américain, carpaccio…)? Vous êtes très proches de vos émotions de base ou vous avez envie de vous en rapprocher. Qu'on ne s'avise pas de vous dire: «Tu devrais faire ci, tu devrais faire ça.» Vous détestez la viande? Peut-être craignez-vous votre propre agressivité ou ne savez-vous pas comment la transformer en quelque chose de constructif.

Le lait
C'est le symbole maternel par excellence. Il renvoie à la relation avec la mère.
Si vous aimez le lait chaud, vous avez envie de retrouver le bien-être que vous aviez avec elle. Idem si vous aimez le lait froid (ou les yaourts), à ceci près que vous rêvez d'amour maternel, mais pas tel que votre mère vous l'a apporté en réalité (soit parce qu'elle était peu disponible, malade…). Vous avez une intolérance au lait? Votre sevrage a été douloureux, à moins que vous n'ayez une relation de souffrance avec votre mère.

Le chocolat
On connaît bien les bienfaits du chocolat. Non seulement il contient du magnésium - sédatif -, de la caféine - tonifiante - et du tryptophane - à la base de la sérotonine, un anti-dépresseur, mais surtout il contient du PEA (phényléthylamine), une molécule sécrétée par le cerveau sous l’emprise de l’état amoureux. Avoir envie de chocolat, c'est donc avoir envie de ressentir le sentiment amoureux, soit parce qu'on ne l'a pas dans sa vie, soit parce que notre partenaire amoureux nous manque. «98 % des gens aiment le chocolat, ajoute Olivier Soulier. Les 2 % restants ont généralement dans leur histoire une blessure émotionnelle extrêmement forte et souvent masquée.»

Les épices
Modulateurs de l'alimentation, ils ont aussi une fonction antidépressive et sont considérés à la fois comme des aliments et des médicaments. «Ils aident la personnalité à se manifester, commente Olivier Soulier. Quand on aime les plats épicés, on estime que certaines parts de nous-mêmes ne sont pas assez mises en lumière et on aimerait les aider à se manifester. Si on les déteste, cela peut être parce qu'on n'a pas de problème avec ça ou parce qu'on ne veut pas admettre que certaines parts de notre personnalité sont complètement niées.»

L'alcool
«In vino veritas», dit-on. L'alcool symbolise la recherche de vérité, de sens. La moindre goutte d'alcool vous rend malade? Peut-être craignez-vous cette vérité. L'alcool vous fait dormir? Peut-être n'avez-vous pas envie d'être là. Vous êtes vite saoûle? Peut-être que vous êtes trop tendue et que vous avez besoin de vous lâcher.

Mais aussi…
Le citron Acide, il aide à gérer sa colère, à mettre ses limites. Les enfants en pleine phase du «non» ont souvent des envies d'acide. Tout comme les adultes en colère.
Les légumes verts Un peu amers, ils symbolisent les frustrations face aux rêves qui ne se sont pas réalisés, et nous aident à les digérer. Les enfants ne les aiment pas beaucoup, car ils n'ont pas encore d'amertume par rapport à leurs rêves.
Les huîtres Elles passent leur vie à filtrer l'eau pour se protéger du sable, alors que c'est du sable que naissent leurs perles. Pareillement, c'est de la souffrance qu'on cherche à éviter que naît le bonheur. Les huîtres nous interrogent sur cette notion de souffrance et ce qu’elle signifie pour nous.
Les tomates Si vous les aimez, il se peut que vous ayez une imagination débordante, et que vous passiez d'une idée à l'autre sans arrêt.
La sole Avec sa double face (une face blanche cachée dans le sable et une face visible en mimétisme avec son lieu de vie), elle peut symboliser que vous vivez la même chose: une part de vous-même très adaptée et une part que vous ne connaissez pas et que vous cachez. 
Les frites En combinant les pommes de terre, liées à la terre, au quotidien, et l'effet protecteur de l’huile, elles sont le remède idéal lorsqu'on estime qu'on n'a pas une vie facile et qu'on a besoin de se sentir protégé. Ce n’est pas pour rien que tout le monde - ou presque - les apprécie.

Ceux qui adorent le jambon cru ou les mangues ne supportent pas qu'on leur mente.

Vous aimez le poisson? Vous vous intéressez sans doute à votre inconscient.

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:17
La phytothérapie et le pouvoir des plantes - FemmesPlus
A la base de la phytothérapie, il y a le pouvoir médicinal des plantes. Toute l'histoire de cette discipline qui veut soigner naturellement, et tous les secrets de ces médicaments naturels.
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 07:48
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 06:37

Quand l’attachement à sa maladie empêche de guérir

Être malade, ce n’est jamais agréable. Et pourtant, on peut trouver dans une maladie, même grave, des avantages indéniables. Lorsque les avantages à être malade sont supérieurs aux inconvénients, cela peut même empêcher de guérir. En effet, une partie de nous peut refuser la guérison.

Un bénéfice secondaire est donc une sorte d’avantage collatéral ! En voici un exemple raconté par Anne Ancelin Shützenberger dans son livre « Vouloir guérir » : une femme souffrait d’un cancer et allait de rechutes en rechutes. Quand son médecin lui parla de bénéfices secondaires, elle répondit

- « Mais les bénéfices secondaires dans la maladie, je n’en ai pas ! Ce que vous me demandez est affreux ! Je suis venue vous voir justement parce que je veux guérir ! » Le médecin insiste.

- « Non, vraiment aucun bénéfice secondaire ?
- « Non. » Le médecin insiste encore une fois.
- « Quel est l’avantage et le bénéfice de votre maladie ? » Dans un murmure, cette femme répond :

- « Quand je suis à l’hôpital, que le diagnostic est mauvais et que je suis opérée, alors ma sœur vient me voir. C’est le seul moment où elle n’est pas jalouse de moi ! » Et elle se met à pleurer. (...) « Ma sœur a vraiment des sentiments totalement positifs à mon égard lorsque je suis mourante, et uniquement lorsque je le suis ! »

On peut se demander pourquoi le médecin insiste-t-il autant ?

À quoi cela sert-il de torturer cette femme gravement malade ? En fait, il s’agit évidemment de l’aider ! En effet, un bénéfice secondaire peut nous empêcher de guérir, allant en cela contre nos désirs conscients. C’est comme si un fil nous attachait à la maladie et refusait de lâcher. Le rôle du médecin est alors de nous aider à couper ce fil, à le détricoter pour qu’il permette de nous libérer de la maladie, quelle qu’elle soit.

Quand la maladie a l’air de s’installer, nous pouvons d’ailleurs, même sans l’aide d’un médecin, nous poser nous-même une question : « En quoi suis-je attachée à cette maladie ? » La réponse peut se révéler extrêmement intéressante comme dans l’exemple cité : « La femme a travaillé sur ses sentiments, sur l’ambivalence familiale. (...) Elle n’a plus besoin d’être mourante pour avoir de bons rapports avec sa sœur ! Elle s’est stabilisée et améliorée. »

Les bénéfices secondaires peuvent être très divers selon la personne. Il peut s’agir de rendre l’entourage enfin attentif, de voir plus souvent un enfant qui vous délaissait, de lâcher des responsabilités qui vous pesaient, de ne plus être obligé de travailler dans un contexte qui vous déplaisait, etc.

Attention, ces bénéfices secondaires ne sont pas du tout à l’origine d’une stratégie pour rester malade ! Bien au contraire, ces bénéfices sont inconscients, la personne malade ne se rend pas compte que quelque chose l’attache à sa maladie. Il lui faut un travail pour en prendre conscience et s’en détacher. Explorer en soi ces bénéfices est un pas vers une guérison plus facile.

28/11/2005 Dr Catherine Solano

Sources : « Vouloir guérir » de Anne Ancelin Shützenberger aux éditions la méridienne Desclée de Brouwer.

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