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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 14:43

Je me dis que je suis un Bouddha

Cette femme m’écrit, après avoir commencé une cure de chimiothérapie et de rayons pour soutenir le combat qu’elle mène contre son cancer.
Ce témoignage m’a bouleversé et m’a beaucoup interrogé.

« J’ai eu ma première séance de chimio la semaine dernière. Ce matin j'ai fait raser mes cheveux, je les ai recueilli et je les ai dispersés dans mon jardin.
J’avais imaginé la veille que les oiseaux pourraient les récupérer afin de tapisser leurs nids, améliorer leur confort. Et cet après midi, j’ai vu des mésanges, des fauvettes voleter autour de l’arbre où j’avais déposé ce trésor. La vision de leur perte quelques semaines avant m’avait dévastée, j’avais longtemps pleuré sur la petite fille si fière de ses cheveux d’or.
Aujourd’hui je suis apaisée, en voyant leur manège. Je ne sais comment l’information s’est propagée, mais ils sont nombreux, les oiseaux de mon village, à avoir besoin de mes cheveux.
Ce sera bon pour eux, ils dormiront cet hiver dans des cheveux de soie! C'est beau de les voir faire à la fois empressés et consciencieux.

J’aurais voulu en déposer, une poignée dans le jardin de mon ami de cœur., pour lui laisser le souvenir de celle que je fus. Pour me rassurer, pour me consoler je me dis que je suis un Bouddha de lumière et de grâce ! Et j’ai le sentiment que cela me donne une fraîcheur nouvelle dans l’allure , une innocence dans le regard, un air dégagé face aux passants. Car je suis sorti, j’ai osé affronter mes semblables, les autres, tous ceux qui sont si loin de mon angoisse et de mon désespoir. Les grands événements de mon existence, me paraissent mineurs, relatifs, pour ne pas dire secondaires.

En coupant mes cheveux, j’ai l’impression de faire table "rase" du passé. Des idées nouvelles, toutes neuves me semblent en attente, vont se mettre à germer sous ce nouveau "look"! Demain lundi c'est la deuxième chimio. Il me semble que je serais plus sereine et pleine de mon amour pour celui que j’aime. Les sentiments forts me vont bien et je ne manque pas d'énergie pour en produire ! J’ai envie de vous dire, que mon corps est formidable. Il accompagne ma chimio avec beaucoup de courage.

Vous dire aussi à vous qui avez souvent dynamiser mes pensées, que le sentiment de vie est très puissant en moi, je me sens protégée, abritée par l’amour que j’ai développé (difficilement envers ma personne) depuis quelques années. Ah oui, j’allais oublier. J’ai besoin de silence. J’ai demandé à mes amis, d’arrêter de m’appeler au téléphone, de ne pas m’écrire, d’éviter de s’inquiéter pour moi. J’ai besoin d’aller à la rencontre de moi-même seule ».

J’accueille cette lettre, comme un vrai cadeau. Un clin d’oeil de lumière et de douceur, dans ce jour encombré de vents violents qui désolent mon jardin.

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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 07:45
 

Les neuf préceptes du Code de la Juste Relation

  • Ne dis que la vérité.
  • Ne parle que des bonnes qualités des autres.
  • Sois un confident et ne répands aucune rumeur.
  • Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté inhérente à chacun.
  • Ne gaspille pas ce qui t'est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.
  • Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons,considère chaque chose pour ce qu'elle est.
  • Respecte toute vie; dégage ton coeur de l'ignorance.
  • Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses,qui tuent la paix comme une flèche.
  • Agis maintenant; si tu vois ce qu'il faut faire, fais-le.
Extraits du livre SAGESSE AMERINDIENNE, Dhyani Ywahoo

 



Fraternité

La fraternité n'est pas réduite à la communauté des hommes,
à son environnement immédiat.
Elle s'étend jusqu'aux étoiles les plus lointaines.



 

Fugacité

Ne retiens pas les mauvaises pensées, les sentiments de colère,
de crainte ou de culpabilité. Regarde les passer comme les oiseaux du ciel,
sans laisser de traces.



Richesse

"Il y a chez vous des personnes richissimes et des personnes
qui souffrent de la faim. Chez nous, si quelqu'un a faim c'est parce que
nous sommes tous affamés. Chez vous un homme est d'autant plus important
qu'il peut étaler le plus de possessions, d'avoir,
chez nous un homme compte par ce qu'il est et ce qu'il donne.
Moi je suis trés important parce que malgré mes pouvoirs, je ne possède rien..."

 

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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:10
 
On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles,
mais en allumant la lumière.

On ne détruit pas le mal en luttant contre lui,
mais en faisant le bien.

On ne détruit pas la haine ou la peur en s'acharnant contre elles,
mais en laissant monter la tendresse-amour.

C'est en allant vers l'est que l'on s'éloigne de l'ouest.

C'est en allant vers plus de vie qu'on dépasse la mort.

C'est en allant vers ce qui dure qu'on est libre de ce qui ne dure pas.
Placide Gaboury


Vivre,
c'est me retrouver chaque matin dans le calme, continuer le chemin des projets en cours.
Laisser le divin enthousiasme prendre la place qui lui revient.

Me libérer de l'opinion des autres ;
ne plus donner autant d'importance à leurs jugements qui peuvent me paralyser.

Laisser l'amour et la tendresse dominer ma vie ;
m'éloigner de la haine dès que je la détecte; me libérer des griffes du ressentiment.

Je vis si j'exprime qui je suis.

Laisser Vivre,

c'est permettre à l'autre de s'exprimer dans toute la grandeur de son authenticité.

L'écouter sans l'interrompre, sans le juger, sans le condamner ;
partager ses projets et ses rêves sans les diminuer ou les briser.

Laisser l'autre vivre simplement sa vie, avec ses choix et sa liberté ;
respecter ses décisions, ses actions, sa vie.

Je laisse vivre si je permets à l'autre d'exprimer ce qu'il est.

Placide Gaboury
 

Ne te sous-estime pas
en te comparant aux autres.
C'est précisément parce que nous sommes tous différents
que nous sommes tous uniques.
Ne fixe pas tes buts en fonction des autres.

Toi seul sais ce qui est bon pour toi.
Sois toujours à l'écoute de
tes plus profonds désirs.
Tiens à eux comme tu tiens à la vie,
car sans eux, la vie n'est rien.

Ne laisse pas la vie filer entre tes doigts
en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir.
Vis ta vie jour après jour,
et tu vivras ainsi intensément
chaque jour de ta vie.

Ne baisse pas les bras
tant que tu as encore
quelque chose à donner.
Rien n'est jamais perdu...
tant que tu continues de lutter.

N'aie pas peur d'admettre
que tu n'es pas parfait.
C'est ce lien fragile
qui nous relie les uns aux autres.

N'aie pas peur de prendre des risques.
C'est en prenant des risques
que le courage s'apprend.
N'écarte pas l'amour de la vie
en prétendant qu'il n'existe pas.


Le meilleur moyen de trouver l'amour
est de le donner ;
le meilleur moyen de le perdre
est de le retenir prisonnier ;
et le meilleur moyen de le garder
est de lui donner des ailes.


N'étouffe pas tes rêves.
Ne pas avoir de rêve, c'est être sans espoir ;
être sans espoir, c'est errer sans but.
Ne fuis pas en avant tout au long de ta vie
de sorte que tu oublies d'où tu viens et où tu vas.


La vie n'est pas une course,
mais un voyage dont il faut savoir goûter
chaque étape.

Nancye Sims
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 14:32


L'océan resplendit sous sa vaste nuée.
L'onde, de son combat sans fin exténuée,
S'assoupit, et, laissant l'écueil se reposer,
Fait de toute la rive un immense baiser.
On dirait qu'en tous lieux, en même temps, la vie
Dissout le mal, le deuil, l'hiver, la nuit, l'envie,
Et que le mort couché dit au vivant debout :
Aime! et qu'une âme obscure, épanouie en tout,
Avance doucement sa bouche vers nos lèvres.
L'être, éteignant dans l'ombre et l'extase ses fièvres,
Ouvrant ses flancs, ses reins, ses yeux, ses coeurs épars,
Dans ses pores profonds reçoit de toutes parts
La pénétration de la sève sacrée.
La grande paix d'en haut vient comme une marée.
Le brin d'herbe palpite aux fentes du pavé;
Et l'âme a chaud. On sent que le nid est couvé.
L'infini semble plein d'un frisson de feuillée.
On croit être à cette heure où la terre éveillée
Entend le bruit que fait l'ouverture du jour,
Le premier pas du vent, du travail, de l'amour,
De l'homme, et le verrou de la porte sonore,
Et le hennissement du blanc cheval aurore.
Le moineau d'un coup d'aile, ainsi qu'un fol esprit,
Vient taquiner le flot monstrueux qui sourit;
L'air joue avec la mouche et l'écume avec l'aigle;
Le grave laboureur fait ses sillons et règle
La page où s'écrira le poème des blés;
Des pêcheurs sont là-bas sous un pampre attablés;
L'horizon semble un rêve éblouissant où nage
L'écaille de la mer, la plume du nuage,
Car l'Océan est hydre et le nuage oiseau.
Une lueur, rayon vague, part du berceau
Qu'une femme balance au seuil d'une chaumière,
Dore les champs, les fleurs, l'onde, et devient lumière
En touchant un tombeau qui dort près du clocher.
Le jour plonge au plus noir du gouffre, et va chercher
L'ombre, et la baise au front sous l'eau sombre et hagarde.
Tout est doux, calme, heureux, apaisé; Dieu regarde.

Marine-Terrace, juillet 1866.

Extrait de "Les Contemplations (Au bord de l'infini)",de Victor Hugo
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 09:16

On demanda un jour à un homme qui savait méditer, comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations.
                                            Il répondit:

Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, Je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.

Les gens l'interrompirent en lui disant:
"Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?"
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.


Les gens lui dirent encore une fois:
"C'est ce que nous faisons aussi !"
Non, leur répondit-il.
Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
Quand vous vous levez, vous courez déjà.
Quand vous courez, vous êtes déjà au but...
Présentement !

Auteur inconnu

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