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Vous voulez faire un stage REIKI et vous n'êtes pas de la région dijonnaise.
Vous pouvez accueillir dans votre appartement ou maison un groupe de 8 personnes
plus deux enseignants.
Réunissez autour de vous un minimum de 8 personnes et Hugues et Marina se déplaceront
à votre domicile afin d'enseigner les degrés de REIKI.
Il est bien entendu qu'aucun hébergement pour la nuit, ne sera prévu. A moins que vous soyez un gîte, ou que vous décidiez d'accueillir des stagiaires.
Seul impératif: avoir une pièce, avec une ou des tables, et, où nous pourrons aussi déplier 2 à 3 tables de soin.
Peu importe que ce soit dans votre habitation ou dans une pièce prévue à cette effet.
Pour la personne qui accueillera ce stage et pour vous remercier de votre investissement nous vous feront 70 % de réduction du prix de votre stage.
Pour tout renseignements, veuillez nous téléphoner au: 06 83 45 07 34

 

Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 10:59






Familles d'Ames

*TREIZE*

13 familles d'âmes sont actuellement en incarnation sur la Terre et nous révèlent leurs actions.

La famille des Maîtres : Cette famille est constituée de personne qui sont majoritairement des Maîtres ascensionnés. Leur but dans l'incarnation est d'initier le mouvement. Ils sont présents pour aider les autres à poursuivre leur destinée dans la bonne voie. Les membres de cette famille ont une grande responsabilité puisqu'ils sont ceux qui dirigent et qui montrent le bon chemin dans la voie de l'amour et de l'humilité.

La famille des Guérisseurs : Cette famille est constituée de beaucoup d'âmes ; c'est une très grande famille. Plusieurs âmes ont décidé de s'y joindre. Ces âmes portent le fluide de la guérison dans toutes les cellules de leur corps. Elles peuvent guérir tout ce qu'elles touchent, que ce soit les humains, les animaux et les plantes. Il est important que ces âmes s'éveillent à leur réalité pour commencer à guérir la planète. Si ces personnes ne s'éveillent pas au pouvoir de leur fluide, elles risquent d'attraper des maladies dont elles n'auraient nullement besoin.

La famille des Guerriers guérisseurs : Cette famille est constituée de l'union de deux familles, soit les guerriers et les guérisseurs. Ces âmes alignent le fluide de la guérison tout en le protégeant et le défendant. On remarque que ces âmes aiment avoir des symboles autour d'elles comme des tatouages, des colliers spécifiques ou des images. Leur but est de veiller à ce que le fluide de guérison soit utilisé dans l'amour.

La famille des Chamans : Cette famille est constituée d'êtres qui sont présents pour aider la planète dans l'alignement de ses vibrations. Ce sont des âmes qui portent le fluide de la transformation et de la transmutation. Elles ont le pouvoir de dématérialiser tout ce qu'elles désirent. Ces personnes utilisent les rituels et les symboles inconsciemment dans leur vie. Il est important que ces âmes s'éveillent à leur réalité pour reconnaître les signes sur leur chemin tout en respectant les éléments de la nature. Elles sont également capables de se déplacer dans le temps et l'espace.

La famille des Guérisseurs enseignants : Cette famille est constituée d'âmes qui désirent enseigner la guérison sous toutes ses formes. Quand elles sont incarnées sur la terre, elles enseignent et parlent constamment de la guérison.

La famille des Guerriers : Cette famille est constituée de guerriers qui désirent protéger et défendre l'énergie. De plus, ils protègent les vibrations de l'âme et de l'esprit tout en essayant de sauver la planète. Le but des guerriers est de protéger, de défendre et de travailler pour le bien des âmes. Une chose à remarquer sur les guerriers, c'est qu'ils sont peu sociables, ils aiment les arts martiaux et ils aiment être enfermés dans leur cocon.

La famille des Alchimistes fées : Cette famille est constituée d'âmes qui ont le pouvoir de spiritualiser la matière, les conflits et les problèmes. Elles sont d'une certaine façon très près des anges. Les Alchimistes fées peuvent dématérialiser tout ce qu'elles touchent, c'est pourquoi il leur arrive de perdre des objets puisqu'elles les ont tout simplement dématérialisés inconsciemment. Le but dans l'incarnation est de transmettre le message spécial suivant : « Éveillez-vous, chères âmes, vous pouvez spiritualiser la matière. » Ces âmes peuvent également porter le fluide de la guérison.

La famille des Communicateurs : Cette famille est constituée d'âmes qui désirent communiquer et transmettre de l'information de n'importe quelle façon. On retrouve plusieurs de ces êtres incarnés sur la terre ; ils occupent la profession d'écrivain, de journaliste ou de parolier. Étant donné que ces personnes ne sont pas très enracinées, on peut remarquer que certaines d'entre elles ont une dépendance vers les drogues. Leur but ultime est de communiquer, soit par la chanson, les arts, les journaux ou la télévision.

La famille des Enseignants : Cette famille est constituée d'êtres qui ont besoin d'enseigner tout ce qui est possible d'enseigner sur la planète. Elles aiment enseigner leur expérience, leur connaissance, leur information reçue par canalisation, l'amour, et la lumière. Ces âmes portent le fluide de la connaissance dont elles sont les gardiennes. On retrouve ces personnes incarnées sur terre ; elles aiment la numérologie, les anciennes écritures et elles ont accès aux mémoires akashiques.

La famille des Passeurs : Cette famille est constituée d'êtres qui aident dans le passage d'un événement. Par exemple, elles peuvent aider les gens dans le passage de la mort, d'une tragédie, d'un accident ou le passage du millénaire. Elles sont présentes sur la terre pour faciliter certains passages qui peuvent être difficiles à traverser. Ces âmes sont très disponibles pour offrir leur aide et elles travaillent pour l'évolution des âmes et de la planète.

La famille des Initiateurs de conscience : Cette famille est constituée d'âmes qui sont présentes sur la terre pour une courte durée. Elles sont là pour éveiller la conscience de l'humanité et on peut majoritairement les retrouver incarnées dans des endroits où il y a des désastres comme des tremblements de terre, des tornades, des accidents et des événements tragiques et violents. Elles sont de passage à ces endroits spécifiques pour éveiller les humains pour l'évolution de la terre.

La famille des Piliers : Cette famille est constituée d'âmes qui ne sont pas nombreuses sur la terre présentement. Leur but dans l'incarnation est d'enraciner les plans célestes dans la profondeur de la terre et recréer les connexions entre les différents sites sacrés. Elles travaillent pour la guérison de la planète et de l'univers.

La famille des Mécaniciens : Cette famille est constituée d'âmes qui désirent réparer la planète sous toutes ses formes. Elles sont des réparatrices des tissus de la planète. Elles aiment s'occuper des éléments de la nature. De ce fait, elles vont planter des arbres où il y a eu déforestation. Ce sont des personnes qui sont conscientes des problèmes environnementaux et qui luttent dans les causes pour protéger notre environnement. Elles veulent entrevoir des actions pour lutter et guérir la planète.
Par dijonreiki - Publié dans : TEXTES DIVERS
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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 14:43

Je me dis que je suis un Bouddha

Cette femme m’écrit, après avoir commencé une cure de chimiothérapie et de rayons pour soutenir le combat qu’elle mène contre son cancer.
Ce témoignage m’a bouleversé et m’a beaucoup interrogé.

« J’ai eu ma première séance de chimio la semaine dernière. Ce matin j'ai fait raser mes cheveux, je les ai recueilli et je les ai dispersés dans mon jardin.
J’avais imaginé la veille que les oiseaux pourraient les récupérer afin de tapisser leurs nids, améliorer leur confort. Et cet après midi, j’ai vu des mésanges, des fauvettes voleter autour de l’arbre où j’avais déposé ce trésor. La vision de leur perte quelques semaines avant m’avait dévastée, j’avais longtemps pleuré sur la petite fille si fière de ses cheveux d’or.
Aujourd’hui je suis apaisée, en voyant leur manège. Je ne sais comment l’information s’est propagée, mais ils sont nombreux, les oiseaux de mon village, à avoir besoin de mes cheveux.
Ce sera bon pour eux, ils dormiront cet hiver dans des cheveux de soie! C'est beau de les voir faire à la fois empressés et consciencieux.

J’aurais voulu en déposer, une poignée dans le jardin de mon ami de cœur., pour lui laisser le souvenir de celle que je fus. Pour me rassurer, pour me consoler je me dis que je suis un Bouddha de lumière et de grâce ! Et j’ai le sentiment que cela me donne une fraîcheur nouvelle dans l’allure , une innocence dans le regard, un air dégagé face aux passants. Car je suis sorti, j’ai osé affronter mes semblables, les autres, tous ceux qui sont si loin de mon angoisse et de mon désespoir. Les grands événements de mon existence, me paraissent mineurs, relatifs, pour ne pas dire secondaires.

En coupant mes cheveux, j’ai l’impression de faire table "rase" du passé. Des idées nouvelles, toutes neuves me semblent en attente, vont se mettre à germer sous ce nouveau "look"! Demain lundi c'est la deuxième chimio. Il me semble que je serais plus sereine et pleine de mon amour pour celui que j’aime. Les sentiments forts me vont bien et je ne manque pas d'énergie pour en produire ! J’ai envie de vous dire, que mon corps est formidable. Il accompagne ma chimio avec beaucoup de courage.

Vous dire aussi à vous qui avez souvent dynamiser mes pensées, que le sentiment de vie est très puissant en moi, je me sens protégée, abritée par l’amour que j’ai développé (difficilement envers ma personne) depuis quelques années. Ah oui, j’allais oublier. J’ai besoin de silence. J’ai demandé à mes amis, d’arrêter de m’appeler au téléphone, de ne pas m’écrire, d’éviter de s’inquiéter pour moi. J’ai besoin d’aller à la rencontre de moi-même seule ».

J’accueille cette lettre, comme un vrai cadeau. Un clin d’oeil de lumière et de douceur, dans ce jour encombré de vents violents qui désolent mon jardin.

Par dijonreiki - Publié dans : TEXTES DIVERS
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 07:45
 

Les neuf préceptes du Code de la Juste Relation

  • Ne dis que la vérité.
  • Ne parle que des bonnes qualités des autres.
  • Sois un confident et ne répands aucune rumeur.
  • Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté inhérente à chacun.
  • Ne gaspille pas ce qui t'est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.
  • Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons,considère chaque chose pour ce qu'elle est.
  • Respecte toute vie; dégage ton coeur de l'ignorance.
  • Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses,qui tuent la paix comme une flèche.
  • Agis maintenant; si tu vois ce qu'il faut faire, fais-le.
Extraits du livre SAGESSE AMERINDIENNE, Dhyani Ywahoo

 



Fraternité

La fraternité n'est pas réduite à la communauté des hommes,
à son environnement immédiat.
Elle s'étend jusqu'aux étoiles les plus lointaines.



 

Fugacité

Ne retiens pas les mauvaises pensées, les sentiments de colère,
de crainte ou de culpabilité. Regarde les passer comme les oiseaux du ciel,
sans laisser de traces.



Richesse

"Il y a chez vous des personnes richissimes et des personnes
qui souffrent de la faim. Chez nous, si quelqu'un a faim c'est parce que
nous sommes tous affamés. Chez vous un homme est d'autant plus important
qu'il peut étaler le plus de possessions, d'avoir,
chez nous un homme compte par ce qu'il est et ce qu'il donne.
Moi je suis trés important parce que malgré mes pouvoirs, je ne possède rien..."

 

Par dijonreiki - Publié dans : TEXTES DIVERS
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:10
 
On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles,
mais en allumant la lumière.

On ne détruit pas le mal en luttant contre lui,
mais en faisant le bien.

On ne détruit pas la haine ou la peur en s'acharnant contre elles,
mais en laissant monter la tendresse-amour.

C'est en allant vers l'est que l'on s'éloigne de l'ouest.

C'est en allant vers plus de vie qu'on dépasse la mort.

C'est en allant vers ce qui dure qu'on est libre de ce qui ne dure pas.
Placide Gaboury


Vivre,
c'est me retrouver chaque matin dans le calme, continuer le chemin des projets en cours.
Laisser le divin enthousiasme prendre la place qui lui revient.

Me libérer de l'opinion des autres ;
ne plus donner autant d'importance à leurs jugements qui peuvent me paralyser.

Laisser l'amour et la tendresse dominer ma vie ;
m'éloigner de la haine dès que je la détecte; me libérer des griffes du ressentiment.

Je vis si j'exprime qui je suis.

Laisser Vivre,

c'est permettre à l'autre de s'exprimer dans toute la grandeur de son authenticité.

L'écouter sans l'interrompre, sans le juger, sans le condamner ;
partager ses projets et ses rêves sans les diminuer ou les briser.

Laisser l'autre vivre simplement sa vie, avec ses choix et sa liberté ;
respecter ses décisions, ses actions, sa vie.

Je laisse vivre si je permets à l'autre d'exprimer ce qu'il est.

Placide Gaboury
 

Ne te sous-estime pas
en te comparant aux autres.
C'est précisément parce que nous sommes tous différents
que nous sommes tous uniques.
Ne fixe pas tes buts en fonction des autres.

Toi seul sais ce qui est bon pour toi.
Sois toujours à l'écoute de
tes plus profonds désirs.
Tiens à eux comme tu tiens à la vie,
car sans eux, la vie n'est rien.

Ne laisse pas la vie filer entre tes doigts
en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir.
Vis ta vie jour après jour,
et tu vivras ainsi intensément
chaque jour de ta vie.

Ne baisse pas les bras
tant que tu as encore
quelque chose à donner.
Rien n'est jamais perdu...
tant que tu continues de lutter.

N'aie pas peur d'admettre
que tu n'es pas parfait.
C'est ce lien fragile
qui nous relie les uns aux autres.

N'aie pas peur de prendre des risques.
C'est en prenant des risques
que le courage s'apprend.
N'écarte pas l'amour de la vie
en prétendant qu'il n'existe pas.


Le meilleur moyen de trouver l'amour
est de le donner ;
le meilleur moyen de le perdre
est de le retenir prisonnier ;
et le meilleur moyen de le garder
est de lui donner des ailes.


N'étouffe pas tes rêves.
Ne pas avoir de rêve, c'est être sans espoir ;
être sans espoir, c'est errer sans but.
Ne fuis pas en avant tout au long de ta vie
de sorte que tu oublies d'où tu viens et où tu vas.


La vie n'est pas une course,
mais un voyage dont il faut savoir goûter
chaque étape.

Nancye Sims
Par dijonreiki - Publié dans : TEXTES DIVERS
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:22
 

Des réflexes anticancer au quotidien: l'approche de David Servan-Schreiber

PasseportSanté.net - Qu'est-ce qui vous a incité à vous pencher sur les moyens d'aider concrètement les gens à guérir?

David Servan-Schreiber - Beaucoup ma propre expérience de la maladie. J’étais un jeune médecin qui faisait médecine principalement pour faire de la science, pour faire de la recherche, pour publier des papiers, pour avoir un laboratoire. Et puis, un jour, j’ai été diagnostiqué avec un cancer, avec une tumeur au cerveau, découverte dans mon propre laboratoire de recherche. Ce jour-là, quelque chose a basculé en moi. Parce que le fait de passer à travers l’expérience de la maladie, comme médecin, m’a fait beaucoup mieux comprendre à travers quoi passaient les patients et j’ai découvert quelque chose d’extraordinaire en revenant à mon métier après la chirurgie et une période d’invalidité. Je suis revenu à mon métier et, là, je me suis aperçu que chaque fois que je soulageais la souffrance de quelqu’un, comme médecin, c’est un peu comme si je me soignais moi-même, comme si je me guérissais moi-même. Je pense que c’est quelque chose que tous les êtres humains peuvent faire, pas besoin d’être médecin pour ça, mais chaque fois qu’on rend service à quelqu’un, chaque fois qu’on fait plaisir à quelqu’un, en fait, on se fait aussi beaucoup plaisir à soi. Là, j’avais cette extraordinaire chance comme médecin, en faisant mon métier, de soulager la souffrance des gens. Et c’était un peu comme si, chaque fois, je venais me soigner moi, et c’était extraordinaire. J’ai commencé à adorer mon métier de soignant et, du coup, ça m’ennuyait de plus en plus d’être pris à passer des heures à faire des choses beaucoup plus théoriques et abstraites, comme ce que je faisais dans ma recherche. Donc, je me suis redirigé vers la médecine clinique, j’ai pratiqué de plus en plus et je me suis mis à enseigner à de jeunes médecins le rapport médecin/malade, comment s’approcher des gens, comment les aider à se découvrir eux-mêmes, comment les aider à se prendre en main, même. Et c’est de là qu’est né mon intérêt pour une médecine plus préventive, voire complémentaire.

PasseportSanté.net - Qu'est-ce qui permet de croire que chacun de nous peut agir pour se prémunir contre le cancer?

David Servan-Schreiber - On sait que chaque être humain porte en lui ou en elle des cellules cancéreuses. Bon, c’est la mauvaise nouvelle, mais tout le monde en a. Quand des gens meurent à l’âge de 50 ans, de 60 ans dans un accident de voiture, par exemple, si on fait une autopsie, on trouve invariablement des petites tumeurs cancéreuses qui se trouvent dans la thyroïde, dans les seins, dans le côlon ou la prostate, on trouve de toutes petites tumeurs cancéreuses. On sait aussi que seulement une personne sur trois, au Québec par exemple, ou une personne sur quatre en Europe occidentale, mourra d’un cancer. Ça veut dire qu’au moins deux sur trois, voire trois sur quatre ont des défenses naturelles qui empêchent ces cellules cancéreuses, que tout le monde a, de devenir une maladie. Donc, la question c’est : qu’est-ce qu’on peut faire pour faciliter le travail de ces défenses naturelles, pour les encourager à constituer une solide barrière contre le développement du cancer? Et surtout, qu’est-ce qu’on peut faire pour arrêter de les empêcher de faire leur travail? Et tout ça passe à travers nos habitudes de vie.

PasseportSanté.net - Pourquoi le taux de cancer est-il si élevé aujourd’hui?

David Servan-Schreiber - En ce qui concerne la prévention et la lutte contre le cancer par les défenses naturelles, tout a basculé avec la Deuxième Guerre mondiale. Il suffit de regarder tout ce qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale pour comprendre comment on doit modifier nos habitudes de vie, pour être en meilleure santé d’abord et puis, accessoirement je dirais, empêcher le développement d’un cancer ou venir accompagner un traitement. Qu’est-ce qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale? L’augmentation de la consommation de sucre. Colossale. On met du sucre dans absolument tout, on ne peut même presque plus acheter de l’eau sans qu’elle soit sucrée! Toutes les boissons sont sucrées. Il y a du sucre dans toutes les vinaigrettes pour la salade. Quand on voit ces femmes faire un régime, elles mangent de la salade, elles mettent de la vinaigrette dessus qui ont du sirop de fructose concentré, qui est au sucre ce que l’héroïne est à l’opium. C’est une espèce de superconcentré de sucre qui a un effet considérable sur la multiplication des cellules graisseuses, mais aussi des cellules cancéreuses. Ça, c’est nouveau depuis la Deuxième Guerre mondiale.

La deuxième chose qui est nouvelle, c’est qu’on a changé la façon de nourrir les animaux. Les oeufs par exemple. Ma grand-mère me disait toujours que les oeufs c’était un aliment santé. Sur la ferme sur laquelle j’ai grandi, elle nous faisait manger des oeufs. Je crois qu’elle avait raison, à son époque, les oeufs étaient effectivement des aliments santé. Ils étaient très équilibrés en oméga-3 par exemple, il y avait autant d’oméga-3 que d’oméga-6 dans les oeufs normaux. Et puis, avec la Deuxième Guerre mondiale, on s’est mis à nourrir tous les animaux avec du soya et du maïs, au lieu qu’ils se nourrissent de façon naturelle. Les vaches ne mangent plus d’herbe. Et lorsque l’on fait cela, dans la viande, dans le beurre, dans le lait, dans le fromage, dans les oeufs, il n’y a plus d’oméga-3 et il y a une quantité énorme d’oméga-6 qui vient du soya et du maïs, qui contiennent des oméga-6. Donc, les animaux qui étaient des aliments santé deviennent des aliments qui contribuent à la maladie, des aliments pro-inflammatoires. Et ça, ça a changé avec la Deuxième Guerre mondiale.

Un autre facteur qui a complètement changé, c’est l’activité physique. Personne… enfin si vous réfléchissez, si vous demandez aux gens comment leurs grands-parents allaient à l’école, tous nos grands-parents allaient à l’école en marchant. Tous, y compris au Québec. Ils vous diront qu’ils y allaient dans la neige pieds nus, probablement en montant dans les deux sens. Aujourd’hui, est-ce qu’il y a un seul enfant que vous connaissez qui va à l’école en marchant? Ça n’existe plus. Notre activité physique intégrée au quotidien s’est totalement évaporée. Nous sommes dans une épidémie de sédentarité. Le corps ne bouge plus. Et quand le corps ne bouge plus, c’est tout un tas de maladies qui se développent, dont le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, Alzheimer, dépression et le cancer.

Et enfin, la dernière chose qui a changé de façon bouleversante avec la Deuxième Guerre mondiale, c’est le réseau social. C’est un petit peu moins vrai au Québec, qui est une société assez homogène, mais c’est profondément vrai en Europe occidentale et en Amérique du Nord, aux États-Unis, où les gens déménagent tous les cinq ans en moyenne. Ils sont loin de leurs frères et soeurs, loin de leurs parents, loin de leurs grands-parents, loin de leurs cousins et cousines et ils changent de voisins tous les cinq ans. Leur réseau social est totalement désagrégé. Or, le réseau social est la première ressource contre le stress. Quand il nous arrive quelque chose de difficile, on se tourne vers les autres. S’il n’y a pas « d’autres » vers lesquels se tourner, on prend le stress en pleine face et c’est là où on tombe dans l’impuissance et l’impuissance à la formation du cancer.

Un autre facteur qui a changé depuis la Deuxième Guerre mondiale, c’est l’apparition des substances chimiques de synthèse qui ont des propriétés toxiques pour l’organisme; et nombreuses sont cancérigènes, mais cancérigènes avérées, parfaitement documenté! Le DDT, par exemple, qui est un pesticide connu, ça n’existait pas avant la Deuxième Guerre mondiale; ça a été fabriqué pour la Deuxième Guerre mondiale et les stocks en excès ont ensuite été utilisés de façon très large pour l’agriculture civile après la guerre. Aujourd’hui, c’est interdit, tellement c’est toxique. Le lindane, un autre pesticide extrêmement toxique, aujourd’hui interdit, a été répandu partout sur nos sols après la Deuxième Guerre mondiale. Les phtalates, les parabènes qui sont dans tous les cosmétiques, ça date d’après la Deuxième Guerre mondiale. Les PCB1 qui sont dans les isolants pour les conducteurs électriques et dans les dégraissants sont apparus après la Deuxième Guerre mondiale, c’est tellement dangereux que c’est à nouveau complètement interdit. Mais il y en a partout parce qu’on en a tellement répandu sur la planète, qu’ils sont au fond des océans, on les retrouve dans le sang des ours blancs qui ne vivent pas à côté des grandes entreprises industrielles, mais c’est eux qui sont le plus contaminés en PCB; eux et les êtres humains. Ça aussi, c’est un facteur qui contribue à l’épidémie actuelle de cancer et qui est complètement nouveau depuis la Deuxième Guerre mondiale.

PasseportSanté.net - On insiste beaucoup sur l’effet de l’alimentation dans la prévention du cancer. Pourquoi?

David Servan-Schreiber - Ce que recommande le Fonds mondial de la recherche contre le cancer, c’est d’avoir le moins de gras possible sur soi, puisque le gras est la principale source de stockage des déchets toxiques dans le corps humain. Le Fonds mondial de la recherche contre le cancer recommande d’être dans la partie inférieure de la normale pour sa taille, la partie inférieure de l’échelle de poids, ce qu’on appelle un index de masse corporelle. Plus on est mince sans être anorexique, mince mais en santé, moins on a d’excès de graisse, moins on est exposé aux produits chimiques toxiques. C’est aussi simple que ça. Donc, ça passe par l’alimentation et l’exercice évidemment.

Dans l’alimentation, il faut si possible éviter une partie des aliments qui sont cancérigènes, indirects, mais qui sont procancérigènes, qui viennent nourrir l’inflammation. En particulier tout le sucre, l’excès de sucre, et aussi l’excès d’acides gras oméga-6, qui viennent nourrir l’inflammation. Il faut bien sûr ajouter des aliments anticancer, qui sont avant tout les légumes. Évidemment que le régime occidental est fait à l’inverse de ce qu’il faut puisqu’on mange un gros morceau de viande très oméga-6, bourré de contaminants qui viennent de ce qu’ont mangé les animaux, avec deux légumes qui se battent entre eux autour, alors voilà le plat national en Amérique du Nord ou en France. Ce qu’il est nécessaire de manger c’est l’inverse : un plat de légumes avec peut-être quelques fines tranches de viande si on aime ça, pour donner du goût. Mais le principal de l’assiette, ce doit être des légumes et des légumineuses, des pois, des pois chiches, des haricots, des lentilles, etc. du tofu. Donc, changer son alimentation, introduire des aliments anticancer, et réduire au maximum les aliments procancer.

PasseportSanté.net - En quoi l’activité physique est-elle utile contre le cancer?

David Servan-Schreiber - Pour ce qui est de l’activité physique, on sait par exemple que les femmes qui ont déjà eu un cancer du sein, si elles font 30 minutes de marche, même pas de la course, de la marche cinq fois par semaine, voient leur risque de rechute de cancer du sein diminuer par un facteur de 2. C’est à peu près du même ordre que le meilleur médicament dont on dispose dans la prévention de la rechute du cancer du sein. Alors, c’est énorme le bénéfice de l’activité physique. De façon générale, tous les individus qui font de l’activité physique ont un risque de cancer très inférieur aux autres. Le principal risque de cancer aujourd’hui en Occident, c’est le tabac et, immédiatement derrière, l’excès de poids… l’excès de poids principal risque de cancer! Alors l’activité physique est une formidable barrière contre ça, elle stimule le système immunitaire, elle empêche le sucre de monter dans le sang, de venir nourrir les cellules cancéreuses, elle élimine les masses de gras qui sont les dépôts toxiques dans l’organisme.

PasseportSanté.net - La question du stress semble porter à confusion. Est-ce que, oui ou non, stress et cancer sont liés?

David Servan-Schreiber - On sait que le stress ne cause pas le cancer. Il n’y a aucun mécanisme biologique par lequel un stress peut fabriquer un cancer qui n’existait pas. Par contre, on sait que certaines réactions au stress peuvent venir alimenter la croissance d’un cancer qui existe déjà. Les réactions au stress qui alimentent le cancer c’est, en gros, l’impuissance, le sentiment d’impuissance, le découragement, l’abandon. Et quand on continue de se prendre des vagues de stress dans la figure et qu’on ne peut plus réagir, ça fait monter le cortisol et l’adrénaline à chaque fois avec rien derrière pour initier de l’action, le combat ou la fuite. Ça, ça vient alimenter l’inflammation dans le corps. Et en alimentant l’inflammation, ça vient nourrir la progression du cancer. C’est parfaitement documenté. Quand on regarde les études sur les femmes qui ont un haut niveau de stress, on voit que beaucoup de stress par rapport à pas de stress, ça ne nourrit pas particulièrement le risque de cancer du sein. Mais beaucoup de stress et l’incapacité d’y faire face, ça oui, ça vient nourrir la croissance du cancer du sein. Donc, il faut apprendre à gérer le stress. Or, ça c’est très possible! C’est pour ça que, pour moi, c’est un formidable message d’espoir, ce n’est pas du tout une façon de culpabiliser les gens en disant : c’est votre faute si vous avez un cancer, si vous avez du stress! Je n’ai pas une seconde pensé que c’est de ma faute parce que j’ai eu un cancer au cerveau à cause du stress que j’ai vécu! J’ai vécu ma vie comme tout le monde, j’ai des difficultés comme tout le monde, oui, il y a eu des périodes difficiles de stress qui ont laissé des sentiments d’impuissance avant mon premier diagnostic et puis avant ma rechute, mais bon, ça fait partie de la vie. J’ai appris, depuis, à essayer de gérer ça mieux. Et ça ne m’empêchera peut-être pas d’avoir une autre rechute, il n’y a pas de garantie à ce jeu-là, que ce soit la nutrition, la gestion du stress, l’exercice physique; ça aide considérablement à résister au cancer, mais ce n’est pas 100 %, mais la chimiothérapie non plus d’ailleurs, en passant, n’est pas à 100% malheureusement. Donc, il ne faut pas s’accuser si on n’a pas réussi, que c’est de sa faute. On fait tout ce qu’on peut, on met toutes les chances de son côté, et puis après on voit.

PasseportSanté.net - Quels sont les principaux mécanismes biologiques qui stimulent la prolifération des cellules cancéreuses?

David Servan-Schreiber - Un des principaux mécanismes, c’est l’inflammation dans le corps; le niveau d’inflammation dans le corps. C’est-à-dire la tendance que le corps a à venir alimenter la multiplication des cellules, puisque l’inflammation sert à ça, elle sert à boucher les brèches quand on s’est coupé, par exemple. Il faut de l’inflammation pour stimuler la formation de nouvelles cellules qui vont boucher le trou, l’inflammation nourrit la croissance des cellules. C’est bien quand on s’est coupé et qu’il faut remplacer des cellules, c’est très bien. Quand on a un cancer, ça vient nourrir la croissance des cellules cancéreuses. C’est beaucoup moins bien. L’inflammation vient nourrir le cancer, or l’inflammation est alimentée par, beaucoup, le manque d’exercice, le stress qu’on ne digère pas et qui donne lieu à l’impuissance, et l’alimentation moderne avec un excès d’oméga-6 et du sucre. Tout cela vient alimenter l’inflammation, alors il faut arriver à contrôler cela.

Deuxième mécanisme très important en matière de cancer, c’est la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins dont ont besoin les tumeurs cancéreuses pour grandir. Une tumeur cancéreuse, ça grandit très vite, par définition. Ça peut être sur plusieurs mois, mais plusieurs mois, ça reste très rapide à l’échelle du temps de la biologie. Quand une tumeur grandit, elle doit faire en sorte que chacune de ses cellules soit à moins d’un millimètre d’un vaisseau sanguin. Donc, elle doit fabriquer de nouveaux vaisseaux sanguins qui doivent pousser au même rythme que la tumeur, sinon les cellules cancéreuses mourraient. Or, on sait aujourd’hui qu’il y a des aliments qui bloquent la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins et qui ralentissent considérablement la capacité des tumeurs cancéreuses à grandir. Il y a par contre des aliments qui viennent alimenter la croissance des vaisseaux sanguins, alimenter la croissance de la tumeur. Donc, il faut manger le plus possible d’aliments anticancer, antiangiogenèses - fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins -, et éliminer au maximum les aliments qui viennent produire de l’angiogenèse.

PasseportSanté.net - On sait que les légumes sont anticancer, mais quels sont les aliments procancer?

David Servan-Schreiber - Les aliments procancer sont des aliments très riches en graisses oméga-6. Presque toute la chaîne animale, aujourd’hui, est très riche en oméga-6. La viande rouge en particulier est plus grasse que la viande blanche, mais la peau du poulet est très riche en oméga-6 aussi, c’est là qu’il y a tout le gras chez le poulet; le lait, le beurre, le fromage, les oeufs, la crème, tout ça est très riche en oméga-6. Tous les produits animaux. Et ce n’est pas par hasard que toutes les études montrent que les produits animaux, dans la société occidentale, sont associés à l’augmentation de risque de cancer; c’est bien ça que dit le Fonds mondial de la recherche contre le cancer. Réduire les produits animaux, ne pas manger de viande rouge plus de deux fois par semaine. Si vous mangez de la viande rouge et que vous y tenez énormément, assurez-vous qu’elle a été nourrie en pâturage, que ce soit de la viande oméga-3, c’est-à-dire rééquilibrée. Pareil pour le lait, pareil pour le fromage, pareil pour les oeufs… Les oeufs, c’est un des aliments les plus déséquilibrés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le deuxième aliment procancer, c’est le sucre et le sirop de fructose qui est maintenant dans absolument tout, y compris dans les barres chocolatées, c’est absolument partout. Il faut éviter ça au maximum. Le remplacer, si vous aimez le goût du sucré - ce que tout le monde aime évidemment -, le remplacer par des choses acceptables comme le chocolat noir à plus de 70 %, qui est très agréable. On le fait fondre, on en met sur des fruits par exemple; c’est très sucré, c’est très agréable et ce n’est pas mauvais, ce n’est pas toxique. On peut utiliser aussi du sirop d’agave, cet extraordinaire sirop très, très sucré, plus sucré que le sucre, qui a un goût délicieux, entre le miel et le sirop d’érable, un peu plus léger, et qui ne fait pas monter le sucre dans le sang. C’est miraculeux! Ça fait grossir quand même, il faut faire attention de ne pas en prendre trop, mais ça ne fait pas monter le sucre dans le sang, ça ne stimule pas d’insuline et l’insulin growth factor 1, IGF1, qui stimule la croissance des cellules cancéreuses chaque fois qu’on prend du sucre. Donc, utiliser du sirop d’agave, utiliser du chocolat noir ou alors prendre le moins de sucre blanc raffiné possible. Aussi, le moins de pain blanc, le moins de bagels, le moins de muffins, le moins de croissants, puisque tous ces aliments... le pain blanc, c’est comme si on mangeait du sucre! Il faut réduire ça. Aussi, remplacer par du pain multicéréale, si possible bio, mais déjà, le pain multicéréale complet fera beaucoup moins monter le sucre dans le sang.

PasseportSanté.net - Est-ce que les aliments anticancer fonctionnent tous de la même façon?

David Servan-Schreiber - Il y a un tas d’aliments anticancer et une des choses extraordinaires pour les aliments anticancer, c’est qu’ils ont chacun des mécanismes d’action différents. Quand on les combine, on attaque le cancer par plein d’angles différents. C’est comme une armée qui se fait attaquer par tous les fronts, elle a beaucoup moins de chance de se défendre. Le cancer se défend beaucoup moins bien lorsqu’on combine de multiples aliments anticancer. Certains de ces aliments anticancer empêchent la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins dont les tumeurs ont besoin pour grandir, d’autres viennent directement tuer les tumeurs cancéreuses, d’autres viennent stimuler le système immunitaire; chacun a des mécanismes différents. Enfin, il y en a encore d’autres qui viennent empêcher l’inflammation de se former. Donc, quand on utilise une alimentation variée à base de multiples aliments anticancer, on vient jouer sur tous les mécanismes qui permettent de ralentir la progression de la maladie; de l’éviter si on n’en a pas un, et si on en a déjà un, de ralentir sa progression au maximum.

PasseportSanté.net - Alimentation, poids, activité physique : est-ce possible de changer son mode de vie à ce point?

David Servan-Schreiber - Ce qui est passionnant, c’est que quand on change son mode de vie doucement, il ne faut pas le changer trop brutalement sinon c’est difficile, mais quand on change doucement, quand on se met à gérer le stress en faisant du jogging, par exemple, quand on se met à manger différemment, en évitant de plus en plus les produits frits, les produits gras, les produits trop sucrés, au bout d’un moment, on ne peut pas revenir en arrière. Le corps a tellement envie de ça, il a tellement besoin d’une alimentation saine, de bouger, de respirer, d’être dans l’air pur, il a tellement envie de ça, qu’on s’aperçoit, une fois qu’on l’a fait un petit peu, au bout de deux, trois, quatre mois de pratique régulière, qu’on ne peut pas revenir en arrière. Moi je ne peux pas manger un tas de frites, par exemple. C’est impossible. J’aime bien les frites, comme tout le monde, je peux en manger trois ou quatre, ce n’est pas désagréable. Mais manger un plat de frites, je ne dormirai pas! Et je me suis demandé comment j’ai fait pendant des années pour manger un steak-frites. Vous me faites manger un steak-frites aujourd’hui, je suis malade. On est tellement intoxiqués avec la sédentarité, avec une alimentation déséquilibrée, que le corps s’est habitué à ça. Comme les gens qui prennent de l’héroïne, ils prennent de l’héroïne, il leur faut des doses de plus en plus énormes pour avoir un effet puisque le corps s’est habitué. Si vous et moi on prend une dose microscopique d’héroïne, on va être complètement explosés! On s’est habitués à prendre des toxines comme des frites, comme de gros morceaux de viande rouge, les deux ensembles en plus, le corps le tolère à peu près, mais pas très bien : on ne dort pas bien, on a de l’inflammation, mal aux articulations, on est ralenti, on est fatigué, on ne tolère pas très bien. Quand on arrête, on s’aperçoit qu’on ne peut plus y retourner. Je ne peux même plus manger… j’ai du mal à manger des bonbons aujourd’hui. Je n’y arrive pas parce que c’est tellement sucré que j’ai l’impression que ça me colle un peu partout sur les dents… Boire un verre de Coca-Cola, j’ai envie de me laver les dents immédiatement après… Quand on se déshabitue de quelque chose, ça devient très naturel de rester dans ce mode-là.

PasseportSanté.net - Que dites-vous aux personnes atteintes de cancer qui voudraient se faire soigner par des approches non médicales?

David Servan-Schreiber – Je dis aujourd’hui sur tous les tons possibles et imaginables qu’il n’y a pas d’alternative dans le traitement du cancer aux méthodes conventionnelles. Il n’y a pas d’alternative à la chirurgie, à la chimiothérapie, à la radiothérapie. Quelqu’un qui a un cancer doit se tourner vers ces méthodes conventionnelles. Je l’ai fait, j’ai été opéré deux fois, j’ai fait 13 mois de chimiothérapie, c’est incontournable. Par contre, ce n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin et aussi donner à son corps toutes les chances de se battre avec ses défenses naturelles. Alors, est-ce qu’on peut remplacer la chimiothérapie par les brocolis? Non. On ne peut pas. Est-ce que si on fait de la chimiothérapie on doit prendre des brocolis? Oui. Il faut le faire. Vous comprenez la distinction entre les deux? Il n’y a pas d’alternative au traitement conventionnel du cancer aujourd’hui.

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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:26

Méditer, c'est se soigner

Dr Frédéric Rosenfeld
Les arènes, 2007
350 pages

Synopsis

Dans les traditions orientales, méditer est une médecine du corps et de l'esprit. Aujourd'hui, les scientifiques nous apportent la preuve que la méditation agit bien sur le cerveau et qu'elle met en oeuvre des mécanismes réparateurs ou préventifs. Dans de nombreuses cliniques aux États-Unis et en Europe, les psychiatres utilisent la méditation pour réduire le stress, l'anxiété et prévenir la rechute dépressive et l'insomnie. En médecine, les bénéfices de la méditation sur les maladies cardiovasculaires, les douleurs chroniques et les maladies psychosomatiques sont reconnus. On a même observé ses effets anti-vieillissement. Le docteur Rosenfeld nous initie aux découvertes révolutionnaires des médecins et des scientifiques. Dans ce livre accessible à tous, il nous donne des clés pour une méditation laïque, adaptée à chacun, qu'il s'agisse de yoga, de zen, de tai-chi ou d'autres pratiques. Méditer, c'est se soigner. À nous de devenir les acteurs de notre bien-être.

Commentaire

Les divers mécanismes par lesquels la méditation apporte des bienfaits physiques et psychologiques, l'auteur les connaît sans doute tous. C'est que, médecin psychiatre, mais aussi méditant sérieux, il semble avoir tout exploré du sujet. S'il a pu amplement observer ces bienfaits dans sa propre pratique et auprès de certains de ses patients, il connaît également la littérature scientifique sur la méditation - assez abondante maintenant. Ce qui lui permet d'affirmer qu'elle peut nous aider à mettre en place ces mécanismes d'autoguérison devant le stress, l'anxiété et de nombreuses maladies, dont celles touchant les systèmes respiratoire, cardiovasculaire ou immunitaire, mais aussi toutes sortes de problèmes de peau, la boulimie, les troubles du sommeil, etc.

La méditation - qui n'est pas qu'un mode thérapeutique - peut paraître trop étrange ou complexe pour qui ne la connaît pas, rendant du coup ses bienfaits trop abstraits. Or, le grand mérite de ce livre exceptionnel est la connaissance très fine qu'a l'auteur de l'univers de la méditation - dont ses diverses approches comme vipassana et le zen -, mais aussi la manière à la fois concrète et riche qu'il a d'en parler. Quant à la dimension scientifique de la chose, il trouve les mots pour la dire. Il raconte comment, par exemple, la méditation stimule le développement de certaines aires du cerveau, tel le « sulcus préfrontal droit », qui joue un rôle dans la façon dont nous intégrons nos émotions et nos pensées aux quotidiens. On ne sait peut-être pas assez que la compréhension des messages émotionnels du corps est indispensable, vu que « les émotions ont un impact bien plus puissant sur nos pensées que l'inverse ».

Loin d'entraîner une certaine « déconnection » d'avec le monde, la méditation, affirme l'auteur, est le meilleur moyen de se défaire de l'emprise despotique de la pensée et de vivre l'instant présent dans toute sa « luxuriante densité » - et cela, dans un meilleur état de bien-être et de santé. Mentionnons que ce livre est accessible à tous et que les méditants y trouveront une occasion de mieux comprendre leur pratique.

 

Lucie Dumoulin

Extrait

Des économies d'énergie

Depuis les années 1960, des dizaines d'études convergent vers cette constatation : la méditation diminue la consommation d'oxygène et la combustion de l'énergie par le corps. L'un des indices physiologiques de la moindre consommation d'énergie, c'est la fréquence respiratoire. Si les méditants entraînés en zen respirent en général quatre ou six cycles par minute [population générale : 12 à 20], dans les états de transe poussés, le rythme respiratoire peut descendre exceptionnellement jusqu'à un cycle par minute (!), en même temps que la consommation d'oxygène peut chuter de plus de 50 %. En règle générale, cette prouesse respiratoire résulte d'un allongement de la période d'expiration. De façon étonnante, ce ralentissement finit pas exister chez le méditant expérimenté, même en dehors de ses moments de recueillement : le calme de la respiration devient une habitude. Mieux encore : l'effet de l'ancienneté de la pratique du zen sur la respiration a été étudié par une équipe - japonaise, bien sûr. Elle révéla que plus l'on cumulait d'heures, voire de mois ou d'années de zazen, plus le rythme respiratoire au repos était lent.

Pour autant, le fait de moins respirer est-il bon pour la santé? Disons « oui » de façon indirecte : une respiration basse est l'indice d'une moindre dépense d'énergie globale dans l'organisme. Ensuite, ainsi que nous l'avons vu avec la réponse de relaxation de Benson, une fréquence respiratoire basse est aussi l'indice d'une activation de notre système nerveux parasympathique, c'est-à-dire d'un état de repos physiologique : en même temps que notre souffle est calme, notre coeur est calme, notre tension artérielle est épargnée, et tout un ensemble de mécanismes corporels qui concourent à notre santé s'active (abaissement des hormones de stress, phénomènes immunitaires, etc.).

 

Ce texte est tiré de Méditer, c'est se soigner, du Dr Frédéric Rosenfeld, Éditions Les arènes, France, 2007, pages 207-8.

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 07:29
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 07:33
Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un... C'est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps:

Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là... Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c'est d'être écoutée par une autre!

Écouter, c'est commencer par se taire... Avez-vous remarqué  comment les "dialogues" sont remplis d'expression du genre:
"C'est comme moi quand..." ou bien "Ça me rappelle ce qui m'est arrivé..." Bien souvent, ce que l'autre dit n'est qu'une occasion de parler de soi. Écouter, c'est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif (...).
Écouter, c'est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l'autre. C'est comme une promenade avec un ami: marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s'arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n'est pas de chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C'est refuser de penser à la place de l'autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance tel qu'il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu'il doit être. C'est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l'autre le temps et l'espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou comme cela, c'est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas de donner une solution ou une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s'en libérer.
Écouter, c'est donner à l'autre ce que l'on ne nous a peut-être jamais donné: de l'attention, du temps, une présence affectueuse.


André Gromolard
Par dijonreiki - Publié dans : ARTICLES DIVERS
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